On cherche un avocat rarement par plaisir : un licenciement, un divorce, un bail qui tourne mal, un proche en garde à vue. Le visiteur arrive tendu, souvent le soir, et il se pose trois questions. Ce cabinet traite-t-il mon problème ? Combien cela va-t-il me coûter ? Puis-je être reçu vite ? Un site qui répond à ces trois questions en une minute a déjà fait la moitié du premier rendez-vous.
Le site d’un avocat obéit en plus à des règles précises, fixées par le Conseil national des barreaux dans son règlement intérieur national, le RIN. Elles tiennent en peu de lignes, et elles se respectent sans effort quand on les connaît avant d’écrire.
Ce que le client vient chercher
- Vos domaines : ce que vous traitez, et pour qui (particuliers, salariés, entreprises).
- Qui vous êtes : votre barreau, votre parcours, vos langues, votre spécialisation si vous en avez une.
- Comment vous facturez : forfait, temps passé, honoraire complémentaire de résultat, aide juridictionnelle acceptée ou non.
- Le premier rendez-vous : comment l’obtenir, au cabinet ou en visioconférence.
- Où et comment vous joindre : l’adresse, le téléphone, le courriel, en vrais liens.
La mise en page « Cabinet juridique »
L’atelier la propose aux avocats, aux notaires et aux commissaires de justice : une page sobre, qui dit vos domaines d’intervention et mène au rendez-vous.
Mise en page « Cabinet juridique »Fond : Image fixeMatière : Papier
Étiquettes
Hero · Haut-gauche
Énoncé · Aligné à gauche
Liste numérotée
Équipe
Frise
Dépliant
Horaires
Formulaire
Contact · En panneau
Pied de page
- La navigation en étiquettes aligne ses liens en petites capitales espacées, façon fiche technique : domaines, honoraires, cabinet, rendez-vous. Le ton d’un dossier bien tenu.
- Le hero en haut à gauche pose le nom du cabinet, le barreau et une phrase, comme une page de garde. Son bouton mène au rendez-vous.
- L’énoncé aligné à gauche dit en une phrase ce que vous faites et pour qui : « Nous défendons les salariés, de la rupture du contrat au conseil de prud’hommes. »
- La liste numérotée détaille vos domaines d’activité, chacun avec une ligne d’explication en français courant ; trois au plus se présentent comme dominants.
- Les chiffres donnent des repères vérifiables : l’année de prestation de serment, le nombre d’avocats, les langues de travail.
- Le dépliant répond aux questions qui décident d’un appel : comment vous facturez, si vous acceptez l’aide juridictionnelle, comment se passe le premier rendez-vous, au cabinet ou en visioconférence. Ce qu’il faut y dire des honoraires est détaillé plus bas.
- Le contact en panneau réunit l’adresse, le téléphone, le courriel et le barreau d’inscription.
- Le pied porte la structure d’exercice, les mentions légales et le médiateur de la consommation.
La mise en page ne porte pas de témoignages : pour un avocat, le nom de ses clients relève du secret professionnel (voir plus bas). Si vous ajoutez des sections dans l’atelier, laissez celle-là de côté, ou interrogez votre Ordre avant de la remplir.
Le fond retenu est l’image fixe : une seule image, tirée d’un plan que l’atelier tourne d’après votre description, immobile derrière le texte. C’est une scène créée : une bibliothèque, une lumière de fin de journée sur un bureau. La matière Papier (voir la texture papier) pose sur la page la fibre d’un papier épais, celle des actes et des conclusions.
Ce que dit la règle
L’article 10 du RIN encadre toute communication de l’avocat, site compris.
Ce que le site doit permettre. Faire état de votre qualité d’avocat, et permettre de vous identifier, de vous localiser, de vous joindre, de connaître votre barreau, votre structure d’exercice et, le cas échéant, votre réseau. Quand vous décrivez vos prestations, l’information doit être sincère.
Ce qui est interdit.
- toute publicité mensongère ou trompeuse ;
- toute mention comparative ou dénigrante ;
- toute mention qui fait croire à une structure qui n’existe pas ou à une qualification non reconnue ;
- toute référence à des fonctions sans lien avec la profession, ou à des fonctions juridictionnelles.
Les mots « spécialiste », « spécialisé », « spécialité » et « spécialisation » sont réservés à l’avocat titulaire d’un certificat de spécialisation. Sans certificat, vous parlez de domaines d’activités dominantes : trois au plus par avocat, et seulement s’ils résultent d’une pratique effective et habituelle. Toute communication sur ces domaines est transmise sans délai au conseil de l’Ordre.
Le site lui-même. L’avocat qui ouvre un site, ou le modifie en profondeur, en informe sans délai son Ordre et lui communique les noms de domaine. Le nom de domaine comporte votre nom ou celui du cabinet, éventuellement suivi ou précédé du mot « avocat ». Un nom générique, qui évoque le titre d’avocat, un domaine du droit ou une activité de la profession, est interdit. Le site ne porte aucune bannière publicitaire, sauf celles de la profession, et vous répondez des liens qu’il contient.
Le secret. Le RIN range le nom des clients parmi les informations couvertes par le secret professionnel. Il ne prévoit de les citer, avec leur accord exprès et préalable, que dans une réponse à un appel d’offres.
Le médiateur. Tout avocat qui travaille avec des particuliers indique sur son site les coordonnées du médiateur de la consommation dont il relève. L’oubli est passible d’une amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale, rappelle le barreau de Paris.
Notaires et commissaires de justice. Une partie de leurs actes suit un tarif réglementé. En 2021, la DGCCRF a contrôlé 261 sites internet d’études et y a trouvé une information tarifaire rarement complète, souvent affichée hors taxes alors qu’elle doit l’être toutes taxes comprises (DGCCRF, 2022).
Les honoraires sur la page
Le RIN impose d’informer le client des modalités de vos honoraires dès qu’il vous saisit, puis de signer avec lui une convention écrite, sauf urgence, force majeure ou aide juridictionnelle totale. Le site peut le faire plus tôt, et c’est souvent ce qui décide le visiteur à appeler.
Dites comment vous facturez : un forfait pour les procédures simples, un taux horaire pour le reste, un éventuel honoraire de résultat. Ce dernier ne vient qu’en complément : fixer tous ses honoraires sur le seul résultat judiciaire est interdit. Précisez si vous acceptez l’aide juridictionnelle. Le visiteur sait alors à quoi s’attendre, et votre premier rendez-vous commence par son dossier.
Le bouton « Prendre rendez-vous »
L’atelier ne prend pas les rendez-vous lui-même. Le bouton du hero mène où vous voulez : votre agenda en ligne, votre numéro, une adresse de courriel. Pour un premier contact écrit, demandez seulement l’objet de la demande et un moyen de rappeler : le récit de l’affaire viendra au cabinet.
Les erreurs qui coûtent des clients
- « Avocat spécialiste du divorce » sans certificat de spécialisation.
- Un nom de domaine générique, du type « avocat-divorce-ville ».
- Des logos de clients ou des avis signés de leur nom.
- Un taux de réussite : invérifiable, et toujours comparé à quelqu’un.
- Aucune idée du prix, ni du mode de facturation.
- Un barreau absent de la page, ou une adresse introuvable.
Sources
- Conseil national des barreaux, Règlement intérieur national de la profession d’avocat, version consolidée au 7 juillet 2026
- Service-public.fr, Comment un avocat est-il rémunéré ? (vérifié le 1er août 2025)
- Barreau de Paris, Médiation de la consommation : quelles sont vos obligations ? (2021)
- DGCCRF, Tarifs des notaires et des huissiers : êtes-vous bien informés ? (2022)