Quelqu’un arrive sur votre site depuis Google, depuis Instagram ou depuis votre carte de visite. Il a une question en tête, presque toujours la même : est-ce pour moi, combien ça coûte, où et quand, comment vous joindre.
Un site vitrine qui marche répond à ces questions dans cet ordre, sans détour. Voici les sections qui le permettent, et ce que les études d’ergonomie disent de chacune.
Ce que le visiteur cherche en premier
En un coup d’œil, la page doit dire où l’on est, ce que fait l’entreprise et ce qu’on peut y faire. C’est le premier principe que retient le Nielsen Norman Group, cabinet de référence en ergonomie du web, pour une page d’accueil (2024). Un slogan vague ou un « Bienvenue sur notre site » laissent ces trois questions sans réponse.
Le haut de la page compte plus que le reste. Dans une étude d’oculométrie du même cabinet, menée sur ordinateur, 57 % du temps de lecture se passe sur le premier écran, et 74 % sur les deux premiers (Nielsen Norman Group, 2018). Les gens font défiler, mais leur attention baisse à mesure qu’ils descendent. L’essentiel se place donc en haut, et le secondaire plus bas.
Les sections, dans l’ordre
Voici l’ordre qui convient à la plupart des commerces, cabinets et artisans :
- L’ouverture. Votre nom, votre métier, votre ville, une phrase qui dit ce que vous faites de mieux, et un bouton : appeler, réserver, demander un devis.
- Ce que vous faites. Vos prestations, votre carte ou vos soins, en mots concrets. « Rénovation de salles de bains à Rennes et alentour » parle davantage que « des solutions sur mesure ».
- Les prix. Un tarif, une fourchette, un exemple chiffré. Quand le prix dépend du chantier, donnez celui de quelques cas typiques : c’est le conseil du Nielsen Norman Group pour les prestations sur mesure.
- Les preuves. Des réalisations en photo, des avis de clients, quelques chiffres vrais : années d’activité, chantiers livrés, mariages photographiés.
- Qui vous êtes. Votre visage, votre équipe, votre lieu. Les internautes ignorent les photos d’illustration de personnes génériques, et s’arrêtent longuement sur celles des vraies personnes de l’entreprise (Nielsen Norman Group).
- Les infos pratiques. Horaires, adresse, accès, stationnement, zone d’intervention, accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
- Les questions fréquentes. Les cinq ou six questions qu’on vous pose au téléphone, avec leur réponse.
- Le contact. Un numéro sur lequel on appuie pour appeler (sur un téléphone, un lien « tel: » compose le numéro, rappelle MDN), une adresse électronique, un formulaire court.
- Le pied de page. Les mentions légales, la politique de confidentialité, les liens vers vos réseaux.
Le bouton d’appel du début revient plus bas, après les prix et après les preuves, pour que le visiteur convaincu n’ait pas à remonter le chercher.
Adapter l’ordre à votre métier
L’ordre se plie aux questions que vos clients posent d’abord :
- Restaurant : la carte, les horaires et la réservation passent devant. Voyez la page consacrée aux restaurants.
- Artisan : la zone d’intervention et la demande de devis, puis les chantiers en photo, avant et après.
- Cabinet de santé ou de bien-être : les soins proposés, la prise de rendez-vous, l’accès et le stationnement.
- Photographe : la galerie d’abord, les formules et les tarifs ensuite.
- Commerce de quartier : ce qu’on trouve chez vous, les horaires, l’adresse.
Ce qui inspire confiance
Le Nielsen Norman Group ramène la confiance à quatre facteurs, stables depuis des décennies selon le cabinet (2016) :
- Une présentation soignée : sans faute d’orthographe, sans lien cassé, lisible.
- La transparence : les prix, les conditions et les coordonnées se trouvent sans effort.
- Un contenu complet et à jour : un menu de l’hiver dernier ou une promotion périmée font douter de tout le reste.
- Des liens vers le reste du web : vos avis, vos réseaux, un article de presse locale. Un site coupé de tout semble avoir quelque chose à cacher.
Ce que vous pouvez laisser de côté
Une page vitrine gagne à être courte. Retirez :
- le message de bienvenue et le texte d’ambiance qui ne disent rien de vous ;
- la rubrique d’actualités que vous n’aurez pas le temps de tenir : une dernière nouvelle vieille de deux ans peut faire croire que la maison a fermé ;
- les photos de banques d’images montrant des gens qui ne travaillent pas chez vous ;
- les listes de valeurs (« passion, qualité, proximité ») : montrez-les par un exemple, un chantier, un avis.
Reste une obligation : les mentions légales, que l’administration impose à tout site professionnel, avec l’identité de l’entreprise et celle de l’hébergeur. Elles trouvent leur place dans le pied de page.
Avec l’atelier de 29webs
L’atelier monte ces sections une à une, tranche par tranche, à partir d’une bibliothèque de blocs : une ouverture sur un fond vidéo tourné d’après la scène que vous décrivez, puis un énoncé, une galerie, une liste numérotée, des tarifs, des témoignages, des chiffres, une citation, des questions-réponses dépliables, un contact et un pied. Il propose aussi 24 mises en page prêtes, par type de métier. Les textes sont écrits par une IA dans la page, et se retouchent en une phrase.
En résumé : dites d’abord qui vous êtes, ce que vous faites et où, puis vos prix, vos preuves, vos infos pratiques et un moyen simple de vous joindre. Placez l’essentiel en haut, montrez de vraies photos et tenez tout à jour.
Sources
- Nielsen Norman Group, Homepage Design: 5 Fundamental Principles (2024)
- Nielsen Norman Group, Scrolling and Attention (2018)
- Nielsen Norman Group, Trustworthiness in Web Design: 4 Credibility Factors (2016)
- Nielsen Norman Group, Photos as Web Content (2010, revu en 2026)
- Nielsen Norman Group, Show Prices for Common Scenarios (2006)
- MDN, L’élément d’ancre a, liens tel: et mailto:
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, Mentions obligatoires sur le site internet d’une entreprise (2026)