Conseils · L’IA et votre site

Être cité par ChatGPT, Gemini et Perplexity

Comment Google, ChatGPT, Perplexity et Claude lisent les sites pour répondre, et ce qui aide vraiment à y être cité, d’après leur documentation.

Mis à jour le · 5 min de lecture

Quand on demande à un assistant « quel ostéopathe ouvre le samedi à Rennes ? » ou « boulangerie sans gluten près de la gare », il ne répond plus seulement de mémoire : il lance des recherches, lit des pages et cite celles qui l’ont aidé. En France, 48 % des personnes de 12 ans et plus utilisaient une IA générative en 2025, contre 20 % en 2023, et 73 % de ces utilisateurs s’en servent pour chercher de l’information. ChatGPT arrive très nettement en tête, devant Gemini (Crédoc pour l’Arcep, 2026).

Ce que ces assistants disent de vous dépend donc de ce qu’ils trouvent. Voici comment chacun lit les sites, d’après sa propre documentation, et ce qui aide vraiment à y figurer.

Google : les règles habituelles suffisent

Les Aperçus IA et le Mode IA de Google s’appuient sur l’index de son moteur de recherche. Google l’écrit sans détour : il n’existe aucune exigence supplémentaire pour y apparaître, ni d’optimisation particulière. Une page peut servir de lien d’appui dès qu’elle est indexée et qu’elle peut s’afficher avec un extrait dans les résultats classiques. Google prévient aussi que rien n’est garanti, et que les Aperçus IA ne s’affichent que lorsqu’il les juge utiles.

Pour répondre, ces fonctions lancent plusieurs recherches voisines de la question posée, ce qui leur permet de montrer des liens plus variés qu’une page de résultats ordinaire. Une page précise, qui répond à une question précise, a donc sa chance face à de gros sites.

Deux détails pratiques :

  • les consignes qui limitent les extraits (nosnippet, max-snippet) ou l’indexation (noindex) valent aussi pour ces fonctions : une page privée d’extrait ne peut pas servir de lien d’appui ;
  • les visites venues de ces réponses sont comptées dans la Search Console avec le reste, sous le type de recherche « Web ».

Gemini : un jeton à connaître, Google-Extended

L’application Gemini peut s’appuyer sur l’index de Google pour étayer ses réponses. Google a prévu pour cela un nom à employer dans robots.txt, Google-Extended. Il décide si vos pages peuvent servir à entraîner les futurs modèles Gemini, et aussi à étayer les réponses de l’application Gemini. Il ne change rien à votre présence dans la recherche Google, ni à votre classement.

Refuser Google-Extended ne vous retire donc pas des Aperçus IA, qui passent par Googlebot. Mais vos pages peuvent alors rester à l’écart des réponses de l’application Gemini.

ChatGPT : laisser passer OAI-SearchBot

OpenAI documente plusieurs robots, chacun avec son rôle :

  • OAI-SearchBot explore le web pour la recherche de ChatGPT. Un site qui le bloque n’apparaît plus dans les réponses de recherche, sauf comme simple lien de navigation.
  • GPTBot collecte des pages qui peuvent servir à entraîner les modèles d’OpenAI. Le bloquer signifie qu’on refuse cet usage.
  • ChatGPT-User visite une page quand un utilisateur le demande. OpenAI précise que robots.txt peut ne pas s’appliquer à ces visites, puisqu’une personne les a déclenchées.

Ces réglages sont indépendants : vous pouvez refuser l’entraînement et rester visible dans la recherche. OpenAI compte environ 24 heures pour qu’un changement de robots.txt soit pris en compte par sa recherche.

Perplexity et Claude

Perplexity documente deux robots. PerplexityBot sert à présenter et lier des sites dans ses résultats ; Perplexity précise qu’il n’entraîne aucun modèle, et conseille de le laisser passer pour apparaître. Perplexity-User va chercher une page à la demande d’un utilisateur et, de l’aveu même de Perplexity, ignore en général robots.txt. Comptez là aussi jusqu’à 24 heures après un changement.

Anthropic, l’éditeur de Claude, en documente trois : ClaudeBot pour l’entraînement, Claude-SearchBot pour la qualité des réponses de recherche, et Claude-User pour les visites demandées par un utilisateur. Anthropic indique que ses robots respectent robots.txt, et prévient que bloquer Claude-SearchBot ou Claude-User peut réduire votre visibilité.

ServiceRechercheEntraînementVisite demandée par un utilisateur
GoogleGooglebotGoogle-Extended (un nom, sans robot propre)non documenté ici
ChatGPTOAI-SearchBotGPTBotChatGPT-User
PerplexityPerplexityBotaucun annoncéPerplexity-User
ClaudeClaude-SearchBotClaudeBotClaude-User

Ce qui aide vraiment

Aucun de ces services ne demande de fichier spécial ni de balisage réservé aux IA. Google le dit explicitement, données structurées comprises. Ce qui compte, c’est ce que fait déjà tout bon site :

  1. Être indexé. Vérifiez dans la Search Console que Google connaît votre page, et que votre robots.txt laisse passer les robots de recherche ci-dessus. Google conseille de contrôler aussi les réglages de l’hébergeur ou du CDN, qui peuvent refuser des robots sans que robots.txt y soit pour rien.
  2. Écrire les faits en clair, en texte. Vos horaires, votre adresse, vos prix, votre zone d’intervention, ce que vous faites et ce que vous ne faites pas. « Ouvert du mardi au samedi, de 7 h à 19 h 30 » se lit sans effort ; des horaires sur une photo de la vitrine, beaucoup moins. Google recommande de garder l’essentiel du contenu sous forme de texte.
  3. Tenir ces faits à jour, partout pareil. Un assistant qui lit des horaires d’été en novembre les répétera. Mettez à jour le site, la fiche d’établissement et les réseaux le même jour : Google range d’ailleurs une fiche d’établissement à jour parmi ses bonnes pratiques.
  4. Répondre aux questions qu’on vous pose. Celles du téléphone (« vous prenez la carte ? », « il y a un parking ? ») sont aussi celles qu’on pose aux assistants. Une section de questions-réponses leur offre des réponses nettes à citer.
  5. Garder des données structurées honnêtes, si vous en publiez : Google demande qu’elles correspondent au texte visible de la page.

Vérifier ce qu’ils disent de vous

  • Posez-leur la question, comme le ferait un client : « horaires de [votre nom] à [votre ville] », « bon [votre métier] dans [votre quartier] ». Lisez la réponse, et surtout les sources citées.
  • Corrigez à la source. Si une information est fausse, elle vient d’une page : votre site, votre fiche Google, un annuaire qui se trompe. C’est elle qu’il faut corriger.
  • Ouvrez votre robots.txt, à l’adresse votre-domaine.fr/robots.txt, et vérifiez qu’aucun robot de recherche n’y est refusé.
  • Ne comptez pas sur la vigilance des lecteurs : 21 % seulement des utilisateurs d’IA générative vérifient systématiquement ce qu’elle leur répond (Crédoc pour l’Arcep, 2026). Ce que l’assistant dit de vous est souvent ce que le client retient.

En résumé : pour être cité par les IA, soyez d’abord un bon résultat de recherche. Laissez passer leurs robots de recherche, écrivez vos faits en clair et tenez-les à jour. Aucun fichier ni balisage spécial n’est exigé.

Sources

  1. Crédoc pour l’Arcep, l’Arcom, le CGE et l’ANCT, Baromètre du numérique, édition 2026
  2. Google Search Central, Les fonctionnalités d’IA et votre site (2025)
  3. Google Search Central, Les robots d’exploration courants de Google (2026)
  4. OpenAI, Les robots d’OpenAI
  5. Perplexity, Les robots de Perplexity
  6. Anthropic, Les robots d’Anthropic et comment les bloquer (2026)

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