Le site d’une agence reçoit deux visiteurs très différents. L’acheteur ou le locataire a déjà vu vos annonces sur un portail : il vient vérifier que l’agence existe, qu’elle connaît le quartier, et ce que coûtent ses honoraires. Le vendeur, lui, hésite entre trois agences avant de signer un mandat : il veut savoir à qui il confie son bien, comment vous le montrerez, et ce que vous prendrez.
Les deux décident vite, sur un téléphone, et les deux jugent sur des détails : une photo sombre, un barème introuvable, un bien vendu depuis six mois encore en ligne.
Ce que le client vient chercher
- Les biens, ou le chemin le plus court vers eux.
- Les honoraires : votre barème, et qui les paie.
- Votre secteur : les quartiers, les communes, les types de biens que vous connaissez.
- Le sérieux : la carte professionnelle, la garantie, l’équipe, les années de présence.
- Le contact : faire estimer un bien, visiter, appeler.
La mise en page « Immobilier »
L’atelier la propose aux agences, aux promoteurs et aux chasseurs de biens, pour qui les lieux se regardent en grand.
Mise en page « Immobilier »Fond : Vidéo scrubbéeMatière : Vignettage
Ancrée
Hero · Bas-gauche
Split · Média aux deux tiers
Produits · Grandes images
Galerie
Chiffres · Comptés
Avant / après
Formulaire · Deux colonnes
Contact · En panneau
Pied de page · En colonnes
- La navigation ancrée reste transparente sur le premier écran, puis se referme en barre quand on descend : la vidéo occupe tout l’espace, et les liens restent à portée.
- Le hero en bas à gauche pose le nom de l’agence et une phrase dans l’angle où l’image respire. Son bouton mène aux biens ou à l’estimation.
- Le split, média aux deux tiers, donne la place à l’image et laisse au texte le rôle de légende : un intérieur, une rue du quartier, la vitrine de l’agence.
- La galerie montre de vraies photos : des biens dont vous avez le mandat, le quartier, l’équipe.
- Les chiffres donnent des repères qui se vérifient : les années d’exercice, les communes couvertes, le nombre de négociateurs.
- L’avant, après compare deux états d’un même cadre, séparés par une poignée qu’on fait glisser : une rénovation, une mise en valeur. Les deux vues gardent exactement le même cadrage, sinon la comparaison ment.
- Le contact en panneau se détache du flux : l’adresse, les horaires, le téléphone, l’estimation.
- Le pied en colonnes range ce que la loi demande d’afficher : la carte professionnelle, le garant, le médiateur, le barème, les mentions légales.
Le fond retenu est la vidéo scrubbée : les images du film avancent avec le défilement, comme une visite qu’on mène soi-même. C’est le fond le plus spectaculaire et le plus lourd : un petit anneau indique ce qu’il reste à charger. Le film est une scène créée par l’atelier, d’après votre description : une porte qui s’ouvre sur une pièce vide, la lumière qui traverse un appartement. Il ne représente aucun de vos biens, et ne doit jamais passer pour une annonce. La matière Vignettage (voir le vignettage) assombrit les bords de l’écran et ramène l’œil au centre : il gagne du contraste pour le texte sans toucher à l’image.
Ce que dit la règle
La carte professionnelle. La loi Hoguet réserve l’activité au titulaire d’une carte professionnelle, délivrée pour trois ans par la chambre de commerce et d’industrie, avec une garantie financière et une assurance de responsabilité civile professionnelle. Vos documents professionnels portent le numéro et le lieu de délivrance de la carte, le nom et l’adresse de l’entreprise et, le cas échéant, ceux du garant. Lors de son enquête de 2020, la DGCCRF a trouvé rares les sites qui affichaient toutes les informations légales, carte comprise.
Le barème d’honoraires. Depuis l’arrêté du 10 janvier 2017, modifié le 26 janvier 2022, il affiche pour chaque prestation un prix maximum toutes taxes comprises, et dit qui le paie. Les fourchettes ne sont pas admises, et des tranches doivent préciser si elles se cumulent. En ligne, la DGCCRF demande que le barème soit accessible en deux clics au plus depuis votre site, par exemple par un onglet « tarifs » sur la page d’accueil, et que chaque annonce publiée en ligne porte un lien visible vers lui. Le manquement est passible d’une amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale (DGCCRF, 2023).
Les annonces de vente. Quand l’acquéreur paie les honoraires, l’annonce donne leur part en pourcentage du prix hors honoraires, montre d’abord le prix honoraires inclus, puis le prix hors honoraires. Quand le vendeur les paie seul, seul le prix hors honoraires apparaît. La répartition est toujours indiquée.
L’étiquette énergie. Une annonce publiée sur internet montre, lisibles et en couleur, les classes énergie et climat du logement sur l’échelle de A à G. Elle porte la mention « logement à consommation énergétique excessive » pour un logement classé F ou G, et le montant estimé des dépenses annuelles d’énergie, avec l’année de référence des prix (Service-public.fr, 2026). Une annonce « DPE en cours » ne respecte pas cette règle, relève la DGCCRF.
Ce que la DGCCRF sanctionne. Sur 1 006 établissements contrôlés en 2020, 62,5 % présentaient au moins une anomalie (DGCCRF, 2022). Parmi les pratiques trompeuses relevées : un bien vendu laissé en ligne pour paraître actif, la mention « vendu » sur un bien vendu par un concurrent, « exclusif » sur un mandat simple, « nouveau » sur une annonce de plusieurs mois, et « frais d’agence inclus » quand le vendeur paie seul.
Les biens, là où ils vivent déjà
L’atelier compose une page qui présente l’agence. Vos annonces restent dans l’outil qui les publie déjà, votre logiciel de transaction ou votre vitrine sur un portail, et le bouton « Voir nos biens » y mène. Le barème, lui, appartient à votre site : un lien « Nos honoraires » dans la navigation et dans le pied, vers le barème complet, tient la règle des deux clics. Vous pouvez aussi l’écrire dans la page même, en lignes, prestation par prestation.
Pour la galerie, les règles d’une bonne photo de site valent double : lumière du jour, pièces rangées, cadrage droit.
Les erreurs qui coûtent des mandats
- Un barème introuvable, affiché hors taxes, ou « selon mandat ».
- « Frais d’agence inclus » sur un bien dont le vendeur paie seul les honoraires.
- Des annonces sans étiquette énergie, ou avec une classe donnée par défaut.
- Un bien vendu laissé en ligne pour faire nombre.
- Une rénovation « après » retouchée ou meublée en image sans le dire.
- La carte professionnelle absente du site, ou périmée.