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Le site d’un consultant ou d’un expert-comptable : la méthode et les preuves

Méthode, preuves, prix, ce que l’Ordre permet aux experts-comptables : le site d’un consultant ou d’un bureau d’études, et la mise en page de l’atelier.

Mis à jour le · 5 min de lecture

Le visiteur d’un cabinet de conseil compare. Un dirigeant de PME, une directrice financière, un maire qui prépare un appel d’offres ouvre trois ou quatre sites dans l’après-midi, et il garde ceux qui ont compris son problème. Il prend son temps, et il se méfie : il a déjà payé un rapport resté dans un tiroir, ou attendu un bilan rendu en retard.

Ce qu’il cherche tient en deux mots : la méthode et les preuves. Le reste, le ton, la photo des associés, la couleur, sert à rendre ces deux choses lisibles.

Ce que le client vient chercher

  1. Le problème que vous traitez, et pour qui : la taille des entreprises, leur secteur, le moment où l’on vous appelle.
  2. La méthode : les étapes, ce que le client reçoit à chacune, la durée.
  3. Les preuves : des missions comparables, ce qu’elles ont changé, des clients qui acceptent d’en parler.
  4. Qui fait le travail : les associés, leurs qualifications, l’inscription à l’Ordre pour un expert-comptable.
  5. Comment commencer : un premier échange, un devis, une lettre de mission, un ordre de prix.

La mise en page « Conseil »

L’atelier la propose aux consultants, aux experts-comptables et aux bureaux d’études, là où la méthode et les chiffres font foi.

Mise en page « Conseil »Fond : NuéesMatière : Papier

  1. Étiquettes
  2. Hero · Centré
  3. Énoncé
  4. Étapes · Reliées
  5. Liste numérotée · À remplissage
  6. Chiffres · À cloisons
  7. Équipe
  8. Témoignages · Sans cadre
  9. Appel · Encadré
  10. Contact · En panneau
  11. Pied de page
Consultants, experts-comptables, bureaux d'études. La méthode et les chiffres font foi. Les tranches sont montrées nues, telles que la bibliothèque les dessine, avant vos textes, vos images et votre fond.
  • La navigation en étiquettes aligne ses liens en petites capitales espacées, façon fiche technique. Elle annonce une page qui se lit comme un dossier.
  • Le hero centré pose le nom du cabinet et ce qu’il fait, en une phrase. Son bouton mène au premier échange.
  • L’énoncé isole une seule phrase, en grand : le problème que vous résolvez, dit avec les mots du client. Elle n’a de force que seule, dans le vide qui l’entoure.
  • La liste numérotée à remplissage déroule la méthode, de 01 à 05. Au survol, la ligne entière se colore : le visiteur suit l’étape qu’il lit.
  • Les chiffres à cloisons, plus denses et plus techniques, portent les preuves : missions conduites, années d’exercice, délai de remise d’un diagnostic.
  • Les témoignages sans cadre donnent la parole à des clients réels, nommés avec leur accord. Un seul se lit comme une affirmation du vendeur : il en faut plusieurs.
  • Le contact en panneau se détache du flux : adresse, téléphone, courriel, et le bouton du premier rendez-vous.
  • Le pied dit qui vous êtes : la raison sociale, le titre et le conseil régional de l’Ordre pour un expert-comptable, les mentions légales.

Le fond retenu est l’image fixe : une seule image, tirée d’un plan que l’atelier tourne d’après votre description, qui laisse toute la place aux chiffres. La matière Papier (voir la texture papier) pose sur la page la fibre d’un papier épais, celle d’un rapport relié, loin de l’écran froid d’un tableau de bord.

Ce que dit la règle

Le consultant n’a pas d’Ordre. L’expert-comptable en a un, et un code de déontologie qui dit comment il communique.

La règle générale. L’article 152 du code autorise les actions de promotion, à condition qu’elles apportent au public une information utile. Elles se mènent avec discrétion, sans porter atteinte à l’indépendance, à la dignité ni à l’honneur de la profession, au secret professionnel ou à la loyauté envers les clients et les confrères. L’expression reste décente et retenue, et le contenu ne comporte aucune inexactitude, rien qui puisse induire en erreur, aucun élément comparatif.

Le démarchage est permis depuis un décret de 2014, dans les mêmes limites.

Le titre. L’expert-comptable peut faire suivre son titre du nom du conseil régional de l’Ordre dont il est membre (article 153).

Ce que le conseil régional de Paris refuse, à titre d’exemples :

  • se dire « premier réseau » de conseil et d’expertise comptable : c’est une comparaison ;
  • se dire « cabinet certifié » quand l’Ordre ne délivre aucune certification : la mention trompe.

Le périmètre. Une entreprise qui confie sa comptabilité à quelqu’un d’extérieur doit la confier à un expert-comptable inscrit au tableau de l’Ordre, rappelle l’Ordre. Un consultant qui n’y est pas inscrit ne propose donc pas la tenue des comptes sur son site.

Pour tous. Hors de toute déontologie, le droit commun s’applique : le conseil régional de Paris rappelle que l’interdiction des pratiques commerciales déloyales, dans le code de la consommation, vaut aussi pour la communication des cabinets.

Des preuves qui se vérifient

Une étude de cas convaincante tient en quatre lignes : la situation de départ, ce que vous avez fait, le résultat mesuré, le délai. Si le client ne veut pas être nommé, décrivez-le sans le désigner (« une PME industrielle de quarante salariés »), et gardez le chiffre exact.

Un expert-comptable est tenu au secret professionnel, et l’article 152 lui demande de le respecter jusque dans sa promotion : obtenez l’accord écrit d’un client avant de citer son nom ou son logo. La même prudence vaut pour un consultant, que ses contrats engagent souvent à la confidentialité.

Donnez à chaque chiffre sa base. « Délai moyen de clôture : 45 jours » se vérifie ; « des clients satisfaits » ne se vérifie pas. Et choisissez des avis réels : l’article sur les avis clients dit ce que la loi impose quand on les publie.

Le bouton « Premier échange »

Le bouton du hero mène où vous voulez : votre agenda en ligne, un numéro, une adresse de courriel. Demandez peu de choses au premier message : le nom, l’entreprise, le sujet en une phrase.

Les erreurs qui coûtent des clients

  • Une promesse chiffrée sans base : « + 30 % de marge garantis ».
  • Des logos de clients posés sans leur accord.
  • « Leader », « numéro un » : des comparaisons que rien ne prouve, et que le code interdit aux experts-comptables.
  • Le jargon : « accompagnement holistique de la performance » ne dit rien de ce que vous faites lundi matin.
  • Aucun ordre de prix, ni de durée : le visiteur suppose le pire.
  • Une méthode en dix étapes, que personne ne lira.

Sources

  1. Ordre des experts-comptables (conseil régional de Bretagne), Code de déontologie des professionnels de l’expertise comptable, édition janvier 2024
  2. Ordre des experts-comptables Paris Île-de-France, Le Francilien, Droit de communication et publicité (2022)
  3. Ordre des experts-comptables, Qu’est-ce qu’un expert-comptable ?

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