Le site d’un logiciel parle à quelqu’un qui a déjà un problème : des devis qui traînent, un planning sur papier, des relances oubliées. Il arrive sceptique, il a souvent essayé d’autres outils, et il cherche trois réponses : est-ce que ça règle mon problème, est-ce que d’autres s’en servent vraiment, combien ça coûte. S’il les trouve, il essaie. Sinon, il ferme l’onglet.
Ce que le client vient chercher
- Le bénéfice, en une phrase : ce que l’outil change dans sa journée, avant la liste des fonctions.
- Le produit en action : de vraies captures d’écran, une courte vidéo.
- La preuve : des clients nommés, des témoignages signés, des chiffres d’usage vérifiables.
- Le prix : les formules, ce que chacune comprend, hors taxes ou toutes taxes comprises.
- L’essai : comment commencer, et ce qu’il faut donner pour s’inscrire.
- La confiance : où vont ses données, qui est derrière l’outil, comment joindre quelqu’un.
Le Nielsen Norman Group, qui étudie l’ergonomie des sites professionnels, insiste sur le prix : même entre entreprises, il faut l’afficher, et s’il varie, montrer des cas courants, un prix de départ ou une fourchette. Il conseille aussi de montrer le produit en marche, pour ceux qui ne peuvent rien installer sans autorisation, et de donner le poste et l’entreprise de l’auteur de chaque témoignage (2019).
La mise en page « Logiciel »
C’est la mise en page que l’atelier propose aux outils en ligne et aux applications métier : le bénéfice, la preuve, le prix, dans cet ordre. La voici de haut en bas :
Mise en page « Logiciel »Fond : HaloMatière : Grille
Barre pleine
Hero · Centré
Chiffres · Comptés
Split · Média à droite
Onglets · En pilules
Tarifs · Offre mise en avant
Tableau · Rayé
Témoignages
Appel · En accent
Contact
Pied de page · En colonnes
- La barre pleine a un fond opaque : elle se lit dès la première image, et le bouton d’essai y reste visible.
- Le hero centré pose le bénéfice en une phrase, au milieu de l’écran, la variante la plus posée. Son bouton mène à l’essai.
- Les chiffres alignent la rangée de preuves : clients, heures gagnées, documents traités. Seulement des nombres mesurés, et datés.
- Le split, média à droite, met une capture du produit d’un côté et le texte de l’autre : une fonction racontée par ce qu’elle fait gagner.
- Les tarifs, offre mise en avant, posent les formules en colonnes égales, avec ce que chacune comprend. La formule conseillée se signale par un filet et une étiquette, jamais en grossissant sa colonne.
- Les témoignages réunissent plusieurs avis : un seul se lirait comme une affirmation du vendeur.
- Le contact donne le courriel et le téléphone, du support comme des ventes, en vrais liens.
- Le pied en colonnes range ce qu’un acheteur vérifie à la fin : mentions légales, confidentialité, conditions générales, documentation.
Le fond de cette mise en page est la vidéo de hero : elle n’existe que sur le premier écran, puis le fond redevient uni. C’est le meilleur rapport entre l’effet et le risque, et la suite de la page, où l’on compare des prix, garde sa vitesse et sa lisibilité. Si le visiteur a demandé moins d’animations, la vidéo s’efface et son affiche reste. Ce film est une scène créée par un modèle de génération vidéo d’après votre description : il installe une ambiance, et vos vraies captures d’écran vont dans le split. La matière est le tramé, une grille de points d’imprimerie, faite pour les directions techniques où un grain ferait sale.
Le bouton vers l’essai
L’atelier compose la page qui présente l’outil et donne envie de l’essayer. Il ne gère ni les comptes de vos utilisateurs, ni leurs abonnements, ni l’encaissement : le bouton du hero, celui de la barre et ceux des tarifs mènent à votre application, à sa page d’inscription ou à votre prise de rendez-vous pour une démonstration. Un seul libellé, le même partout : « Essayer », par exemple, ou « Demander une démo ».
Dites ce que l’essai demande. Le Nielsen Norman Group observe que personne n’aime donner sa carte bancaire pour un essai gratuit, et conseille de limiter l’accès par une adresse de courriel. Si votre essai s’en passe, écrivez-le sous le bouton, avec sa durée et ce qui se passe à la fin.
Ce que dit la règle : le RGPD, un argument de confiance
Quand vos clients confient à votre outil les données de leurs propres clients ou de leurs salariés, vous les traitez pour leur compte : le RGPD vous range alors parmi les sous-traitants (article 4). Votre client reste responsable du traitement, et il ne doit faire appel qu’à des sous-traitants qui présentent des garanties suffisantes (article 28). Un acheteur averti viendra donc les chercher sur votre site.
L’article 28 demande un contrat écrit, qui fixe l’objet, la durée, la nature et la finalité du traitement, les types de données et les personnes concernées. Le sous-traitant n’y agit que sur instruction documentée, assure la confidentialité et la sécurité, aide son client à répondre aux demandes des personnes, supprime ou restitue les données à la fin du contrat, et permet les audits. Il ne recourt à un autre sous-traitant, un hébergeur par exemple, qu’avec l’autorisation écrite préalable de son client. La CNIL a sanctionné en 2025 des sous-traitants qui ne tenaient pas leurs obligations, et rappelle qu’ils doivent sécuriser les données, ne les traiter que sur instruction et les supprimer en fin de relation (bilan publié en 2026).
Ce que votre site peut montrer, en clair :
- Où sont hébergées les données, dans quel pays, chez qui.
- La liste de vos propres sous-traitants, tenue à jour.
- Votre contrat de sous-traitance, téléchargeable avant même l’inscription.
- Comment récupérer ses données et les faire effacer en partant.
- Un contact pour les questions de données personnelles.
Sans oublier la politique de confidentialité du site lui-même, et ses mentions légales.
Les erreurs qui coûtent des essais
- Un hero qui liste des fonctions au lieu de dire ce qu’on y gagne.
- « Contactez-nous » pour seul prix.
- Une carte bancaire exigée avant d’avoir vu l’outil.
- Des logos de clients sans leur accord, des témoignages anonymes ou inventés : voyez les avis clients sur son site.
- Des captures de maquette qui ne ressemblent pas au produit qu’on découvre ensuite.
- Aucun mot sur les données : l’acheteur qui doit les demander par courriel va voir ailleurs.