Métiers · Création et culture

Le site d’un label, d’un artiste ou d’une salle : écouter, venir, suivre

Lecteurs des plateformes, dates, billetterie, droits de la musique jouée en ligne : ce que doit montrer le site d’un label, d’un artiste ou d’une salle.

Mis à jour le · 6 min de lecture

On arrive sur le site d’un label, d’un artiste ou d’une salle pour écouter, pour savoir quand c’est, et pour prendre sa place. Le plus souvent, c’est un auditeur sur son téléphone, qui vient d’entendre un morceau ou de croiser une affiche. Parfois, c’est un programmateur, une journaliste ou une marque, qui cherche une biographie, des photos et un contact.

Tous veulent la même chose : trouver en un geste, sans fouiller.

Ce que le client vient chercher

  1. Écouter la dernière sortie, sur la plateforme qu’il utilise déjà.
  2. Les prochaines dates : la ville, la salle, le jour, et si c’est complet.
  3. Le lien vers la billetterie officielle, celui de l’organisateur.
  4. Le catalogue ou la saison : les artistes, les disques, la programmation.
  5. Pour les professionnels : un contact booking et presse, une biographie courte, des photos utilisables avec leurs crédits.
  6. De quoi suivre : les réseaux, la lettre d’information.

La mise en page « Label »

C’est la mise en page que l’atelier propose aux labels, aux artistes et aux salles : le catalogue défile, et le ton fait le reste. La voici de haut en bas :

Mise en page « Label »Fond : Vidéo scrubbéeMatière : PoussièreMatière : Halation

  1. Minimale
  2. Hero · Étalé
  3. Débord · Ancré à gauche
  4. Vidéo
  5. Galerie · Bande défilante
  6. Événement · En ligne
  7. Bandeau
  8. Citation
  9. Contact
  10. Pied de page · Signature géante
Labels, artistes, salles. Le catalogue défile, le ton fait le reste. Les tranches sont montrées nues, telles que la bibliothèque les dessine, avant vos textes, vos images et votre fond.
  • La navigation minimale se réduit au nom et à un bouton menu : la page tient en peu de sections, et l’image passe d’abord.
  • Le hero bas-gauche pose le nom et la sortie du moment, dans le coin que la vidéo laisse libre. Son bouton mène à un seul endroit : l’écoute, ou la billetterie quand une tournée commence.
  • Le débord ancré à gauche écrit un titre géant, coupé par le bord de l’écran d’un seul côté : le nom de l’album, de la tournée ou de la saison.
  • La galerie en bande défilante fait glisser au doigt les pochettes, les affiches ou les artistes du catalogue, quand il y en a beaucoup.
  • Le bandeau fait défiler une bande de mots : les noms des artistes, les villes de la tournée. N’y mettez pas les dates : un texte qui défile se lit mal, et une date s’écrit pour être relue.
  • La citation pose une phrase et son attribution : une critique, le mot d’un artiste.
  • Le contact réunit le booking, la presse et l’adresse de la salle, en vrais liens.
  • Le pied à signature géante termine sur le nom du label, coupé par le bas de la page.

Le fond de cette mise en page est la vidéo scrubbée : les images du film avancent et reculent avec le défilement, comme un disque qu’on retient à la main. Si le visiteur a demandé moins d’animations, le film s’efface et son affiche reste. Ce film est une scène créée par un modèle de génération vidéo d’après votre description, et il est muet : la vidéo de fond est réencodée sans piste son. Deux matières s’y posent : la poussière, fines rayures et points clairs d’un tirage qui a vécu, et la halation, la lueur qui déborde des projecteurs comme sur une pellicule.

Les lecteurs des plateformes

Les plateformes fournissent un code d’intégration. Spotify, par exemple, propose des lecteurs pour un album, une playlist ou un épisode de podcast, dont on règle la hauteur, la largeur et la couleur ; s’en servir vaut acceptation de ses conditions pour les développeurs. Un lecteur suffit, deux au plus : cinq plateformes empilées alourdissent la page et dispersent l’auditeur.

Ces lecteurs viennent d’un autre site et peuvent déposer des traceurs. La CNIL demande que le consentement soit recueilli avant qu’un contenu externe intégré n’active des traceurs qui y sont soumis, dans le bandeau cookies ou au moment d’activer le contenu (2026).

Les pages composées par l’atelier n’intègrent pas ces lecteurs : le bouton du hero mène à votre page Spotify, Deezer, Bandcamp ou YouTube, à l’adresse que vous donnez.

Ce que dit la règle : la musique jouée sur le site

Faire écouter un morceau depuis votre propre site, c’est le communiquer au public. Le Code de la propriété intellectuelle range la communication d’une œuvre au public, par quelque procédé que ce soit, dans le droit de représentation de l’auteur (article L122-2), et toute représentation faite sans son consentement est illicite (article L122-4). Un enregistrement réunit trois ayants droit :

  • les auteurs, les compositeurs et leurs éditeurs : quand ils en sont membres, la Sacem perçoit leurs droits lorsque leur musique est diffusée en public, dans un commerce par exemple (Service-public.gouv.fr, 2025) ;
  • le producteur de l’enregistrement, dont l’autorisation est requise avant toute communication au public de son phonogramme (article L213-1) : pour un label, c’est souvent vous ;
  • les artistes-interprètes, dont l’autorisation écrite est exigée pour la communication au public de leur prestation (article L212-3).

Posséder ses enregistrements ne donne donc pas tous les droits. Vérifiez que vos contrats d’artistes couvrent l’écoute sur votre site, et interrogez la Sacem avant d’y mettre un morceau en écoute si ses auteurs en sont membres.

Et ne lancez jamais la musique d’office. Chrome n’autorise la lecture automatique avec le son que dans certains cas, par exemple après une interaction du visiteur avec le site. Les règles d’accessibilité demandent qu’un son lancé seul pendant plus de trois secondes puisse être mis en pause ou réglé à part du volume général, parce qu’il couvre la voix des lecteurs d’écran (WCAG, critère 1.4.2).

Les dates et la billetterie

Pour une date unique, un festival ou une soirée, voyez le site d’un événement. Pour une tournée, tenez vos dates à un seul endroit, celui que vous mettez à jour sans y penser : la billetterie ou l’agenda de la salle. Le site y renvoie, et retire les dates passées.

La DGCCRF conseille aux acheteurs de vérifier si l’organisateur a son propre canal de vente ou recommande un site de revente officiel, et note que certains organisateurs nomment leurs partenaires sur leur site (2026). Faites-le : un lien vers la billetterie officielle, et vers la bourse aux billets officielle s’il y en a une. La revente habituelle de billets sans l’autorisation de l’organisateur est interdite, rappelle-t-elle, sous peine d’une amende pénale.

L’atelier ne vend aucun billet et n’encaisse rien : le bouton mène à votre billetterie.

Les erreurs qui coûtent des auditeurs

  • Une musique qui démarre seule, dans un bureau ou un transport.
  • Des dates passées en tête, ou une tournée annoncée sans lien vers les billets.
  • Un lien vers un revendeur non autorisé, ou un lien mort une fois la date complète : écrivez « complet ».
  • Cinq lecteurs empilés, qui chargent avant même qu’on écoute.
  • Pas de contact booking ni presse, ou une adresse qui ne répond pas.
  • Des photos de presse sans crédit : le photographe a droit à son nom.

Sources

  1. OMPI (WIPO Lex), Code de la propriété intellectuelle, version consolidée au 13 mars 2025
  2. Entreprendre.service-public.gouv.fr, Diffuser de la musique dans un commerce (Sacem) (2025)
  3. Spotify for Developers, Embeds
  4. CNIL, Cookies et autres traceurs : questions-réponses (2026)
  5. Chrome for Developers, Autoplay policy in Chrome
  6. W3C, WCAG 2.2, critère 1.4.2 « Contrôle du son »
  7. DGCCRF, Revente de billets de spectacles ou de compétitions sportives (2026)

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