Un festival, un salon, une soirée : le site d’un événement vit quelques mois, et on le consulte sous pression. Avant d’acheter, on veut savoir qui vient, combien ça coûte, et si ça vaut le déplacement. Puis, le jour venu, souvent dans un train ou sur un parking : à quelle heure ouvrent les portes, comment on entre, ce qu’on a le droit d’apporter.
Le visiteur est pressé, parfois inquiet. La page doit répondre avant qu’il ne décroche son téléphone.
Ce que le client vient chercher
- La date et le lieu, dès le premier écran, avec l’année et la ville.
- Le programme : les artistes, les intervenants ou les exposants, et les horaires dès qu’ils sont connus.
- Les billets : les tarifs, ce qu’ils comprennent, et le bouton vers la billetterie officielle.
- Comment venir : l’adresse, les transports, le parking, les horaires d’ouverture.
- L’accessibilité : l’accès en fauteuil, les places réservées, l’accueil des accompagnateurs.
- Les règles : l’âge minimum, les objets interdits, la sortie définitive, l’annulation.
La mise en page « Événement »
C’est la mise en page que l’atelier propose aux festivals, aux salons et aux soirées, ceux qui tiennent en trois mots : une date, un lieu, une billetterie. La voici de haut en bas :
Mise en page « Événement »Fond : SéquenceMatière : Fuite de lumièreMatière : Grain
Pilule flottante
Hero · Bas-gauche
Événement
Bandeau
Galerie · Bande défilante
Liste numérotée
Tarifs
Références · Défilante
Appel · En accent
Contact
Pied de page · Signature géante
- La navigation en pilule flotte au-dessus de la vidéo, détachée des bords : légère, et toujours à portée pour aller aux billets.
- Le hero bas-gauche pose le nom, la date et le lieu dans le coin que la vidéo laisse libre. Son bouton mène à la billetterie.
- Le bandeau fait défiler une bande de mots : les noms à l’affiche, comme sur une affiche de festival. Ne lui confiez ni la date ni les horaires : un texte qui défile se lit mal.
- La galerie en bande défilante fait glisser au doigt les photos de l’édition précédente : la foule, la scène, le lieu.
- La liste numérotée porte le programme jour par jour, ou les informations pratiques, en vrai texte : on la lit, on la copie, un lecteur d’écran la dit.
- Les tarifs posent les formules en colonnes égales, avec ce que chacune comprend : une journée, le week-end, le tarif réduit. Chaque colonne mène à la billetterie.
- Le contact donne l’organisateur, son courriel, son téléphone et l’adresse du lieu, en vrais liens.
- Le pied à signature géante termine sur le nom de l’événement, coupé par le bas de la page.
Le fond de cette mise en page est la séquence : il change de scène à mesure qu’on descend : le site au crépuscule, puis la foule, puis la nuit. Chaque scène est un tournage, donc un coût de plus, affiché avant de lancer, pour un effet que le visiteur perçoit à peine : deux ou trois scènes suffisent. Il faut aussi autant de repères dans la page que de scènes, sinon les dernières sections gardent la précédente. Deux matières s’y posent : la fuite de lumière, une coulée chaude qui entre par un angle comme sur une pellicule mal fermée, et le grain, le bruit fin de l’argentique.
Le bouton vers la billetterie
L’atelier ne vend aucun billet et n’encaisse rien : il compose la page qui donne envie de venir. Le bouton du hero, celui de la navigation et ceux des tarifs mènent tous à votre billetterie, à la même adresse, avec le même libellé : voyez le bouton d’appel à l’action.
Trois précautions :
- Le même prix partout. La DGCCRF rappelle que le prix mis en avant n’intègre pas toujours les frais de service facturés à la commande, et que ces frais doivent être clairement annoncés (2026). Écrivez sur votre page le prix que l’acheteur paiera, ou dites que des frais s’ajoutent.
- Les conditions d’annulation, en clair. Il n’y a en général pas de droit de rétractation pour un billet, et les conditions de vente ne prévoient souvent ni échange ni remboursement, note la DGCCRF. Dites ce que vous faites si l’événement est annulé ou reporté.
- « Complet » quand c’est complet. Un bouton qui mène à une billetterie vide pousse vers des revendeurs douteux.
Ce que dit la règle : la revente des billets
La DGCCRF résume le cadre (2026). La revente occasionnelle entre particuliers est en principe permise, sauf restrictions : un billet nominatif, les conditions de vente. La revente à titre habituel sans l’autorisation de l’organisateur est en revanche interdite, sous peine d’une amende pénale, et l’interdiction vise aussi qui fournit les moyens de cette revente. Pour un événement subventionné ou aidé par l’État, les départements ou les communes, la revente n’est possible qu’au prix initial au plus.
Elle conseille surtout aux acheteurs de vérifier si l’organisateur a son propre canal de vente ou recommande un site de revente officiel. C’est donc à votre site de le dire :
- Nommez votre billetterie officielle, et elle seule.
- Indiquez la bourse aux billets officielle, si vous en proposez une, pour ceux qui ne pourront pas venir.
- Prévenez que les billets achetés ailleurs peuvent être refusés à l’entrée, s’ils sont nominatifs ou déjà utilisés.
L’accessibilité du lieu et les infos pratiques
Un établissement recevant du public doit tenir un registre public d’accessibilité, qui dit ce qui est prévu pour que les personnes handicapées profitent de ses prestations. Il se consulte à l’accueil, et peut aussi se trouver sur le site internet de l’établissement (Entreprendre.service-public.gouv.fr, 2025). Si vous louez une salle, demandez-lui le sien et reprenez l’essentiel sur votre page : accès de plain-pied ou non, places réservées, toilettes adaptées, accueil des chiens guides. La même page signale la plateforme publique acceslibre, qui recense l’accessibilité des lieux et que chacun peut compléter.
Pour les photos de la galerie, une foule où personne n’est isolé ne demande pas d’autorisation individuelle, à condition de respecter la dignité des personnes et de ne pas servir un but commercial ; un visage en gros plan, lui, en demande une (Service-public.gouv.fr, 2022). Pour une page qui vend des entrées, le plus sûr reste de demander l’accord des personnes reconnaissables.
Les erreurs qui coûtent des entrées
- La date absente du premier écran, ou sans l’année.
- Un lien de billetterie mort, ou vers un revendeur non officiel.
- Des prix différents entre la page et la billetterie.
- Le programme seulement en affiche, illisible sur un téléphone et muet pour un lecteur d’écran.
- Pas un mot sur l’accessibilité.
- L’édition passée encore en ligne comme si elle était à venir.