On ouvre le site d’un cabinet avec une question précise, et souvent avec une inquiétude : une douleur, un enfant fiévreux, un devis qui fait peur. Le visiteur veut savoir si vous faites ce dont il a besoin, combien il paiera, et comment obtenir un rendez-vous. Il veut des faits, vite, sur un téléphone.
Pour un médecin, un dentiste ou un kiné, le site a aussi un cadre : son Ordre dit ce qui peut s’y écrire.
Ce que le client vient chercher
- Ce que vous faites : la spécialité, les actes pratiqués habituellement, l’orientation de l’activité (le sport, l’enfant, la parodontologie…).
- Ce que ça coûte : le secteur conventionnel, les honoraires habituels, le tiers payant.
- Comment prendre rendez-vous : un lien vers l’outil de prise de rendez-vous, et le numéro, cliquable.
- Où et quand : l’adresse, l’accès, l’accessibilité aux personnes handicapées, les horaires, la téléconsultation ou les visites à domicile.
- Que faire quand le cabinet est fermé : qui appeler, où aller.
La mise en page « Cabinet de santé »
L’atelier l’a dessinée pour les dentistes, les kinés et les médecins : une page qui rassure par sa tenue et dit les tarifs sans détour.
Mise en page « Cabinet de santé »Fond : Image fixeMatière : Papier
Barre pleine
Hero · Centré
Liste numérotée
Équipe
Chiffres · À cloisons
Dépliant · En cartes
Horaires
Formulaire
Contact · En panneau
Pied de page
- La barre pleine reste opaque : le nom du cabinet et le lien de rendez-vous se lisent sur n’importe quelle image.
- Le hero centré pose votre nom, votre spécialité et une phrase. Son bouton mène à la prise de rendez-vous.
- La liste numérotée énumère les actes et les soins que vous pratiquez, un par ligne, dans les mots du patient.
- Les chiffres à cloisons rangent des faits que le patient peut vérifier : le secteur, le tarif de la consultation, les jours d’ouverture, les langues parlées.
- Le dépliant répond aux questions qui reviennent : le tiers payant, les documents à apporter, la première séance, l’accès en fauteuil.
- La colonne asymétrique pose un titre court à gauche et un paragraphe à droite : ce que fait le patient quand le cabinet est fermé, qui appeler et où aller.
- Le contact en panneau se détache du reste : l’adresse, les horaires et le téléphone en vrais liens.
- Le pied signe la page : votre nom, votre numéro RPPS, le lien vers les mentions légales.
La mise en page ne porte pas de témoignages : pour un médecin, un dentiste ou un kiné, la déontologie les exclut (voir plus bas). Si vous ajoutez des sections dans l’atelier, laissez celle-là de côté.
Le fond retenu est l’image fixe : une seule image, tirée d’un plan que l’atelier tourne d’après votre description. Rien ne bouge derrière le texte, et le patient qui arrive tendu n’a rien à suivre des yeux. C’est une scène créée : décrivez une lumière ou une matière, car une salle d’attente inventée passerait pour la vôtre. La matière Papier (voir la texture papier) pose sur la page la fibre d’un papier épais, comme un document qu’on tient en main.
Ce que dit la règle
Trois décrets du 22 décembre 2020 ont réécrit, dans les mêmes termes, la communication des médecins, des chirurgiens-dentistes et des masseurs-kinésithérapeutes. Vous pouvez présenter au public, site compris, vos compétences, vos pratiques, votre parcours et vos conditions d’exercice, pour l’aider à choisir son praticien. Cette communication doit être loyale et honnête, et elle ne doit pas :
- faire appel à des témoignages de tiers ;
- reposer sur des comparaisons avec d’autres praticiens ou établissements ;
- pousser à des soins ou à des actes de prévention inutiles ;
- induire le public en erreur.
Le code des médecins garde par ailleurs l’interdiction d’exercer la médecine comme un commerce, et celui des dentistes dit la même chose de leur profession.
Les Ordres précisent ce que cela veut dire sur un site. L’Ordre des médecins demande de ne pas afficher de notes, d’évaluations, de commentaires, de remerciements ni de témoignages de patients. Il exclut aussi les photos « avant, après » qui laissent croire à un résultat garanti, les comparatifs de délais ou de tarifs, et toute mention qui vante vos résultats ou l’absence de plainte contre vous. L’Ordre des chirurgiens-dentistes range les témoignages de patients et les photos « avant, après traitement » parmi les informations qui tendent à tromper.
Le référencement. Il est interdit de payer, ou d’user de tout autre moyen, pour apparaître en priorité dans les résultats d’une recherche. L’Ordre des médecins étend cette règle à tout usage d’internet, jusqu’aux hashtags employés pour gagner en visibilité.
Les tarifs. Le médecin libéral précise son secteur conventionnel, ses honoraires habituels (une fourchette suffit), les moyens de règlement acceptés, et rappelle le tiers payant dû aux bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l’aide médicale de l’État et aux victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Les codes des dentistes et des kinés demandent la même information sur tout site qui présente l’activité. Pour les dentistes, l’Ordre recommande d’afficher au moins les honoraires des cinq à dix actes les plus pratiqués.
Le secret. Aucun patient ne doit être reconnaissable sur une photo ou une vidéo, même avec son accord, précise l’Ordre des chirurgiens-dentistes.
La mise à jour. L’Ordre des médecins conseille de dater les informations de santé publiées, de citer leurs sources et de retirer celles qui ont vieilli.
Le bouton « Prendre rendez-vous »
L’atelier ne prend pas les rendez-vous lui-même. Le bouton du hero et celui de la barre mènent où vous voulez : votre outil de prise de rendez-vous en ligne, votre numéro, une adresse de courriel. Gardez une seule destination, la même partout, et laissez le numéro visible pour les patients qui ne réservent pas en ligne.
Vérifiez aussi ce que montre votre outil. La DGCCRF rappelle que le professionnel libéral doit y indiquer son statut conventionnel, et qu’aucun frais de prise de rendez-vous en ligne ne peut être réclamé au patient. Un devis est dû dès que les dépassements d’honoraires atteignent 70 € au total (DGCCRF, 2026) : dites-le dans le dépliant.
Les avis des patients
Votre fiche d’établissement en recueillera. Vous ne pouvez pas les reprendre sur votre site : ce seraient des témoignages de tiers. Répondre demande aussi de la prudence : l’Ordre des chirurgiens-dentistes cite, parmi les atteintes possibles au secret, la réponse à l’avis d’un patient identifiable. Une réponse courte, générale, qui ne confirme rien du soin, reste la plus sûre.
Les erreurs qui coûtent des patients
- Des tarifs absents ou « sur demande » : la règle demande l’information, et le patient la trouvera ailleurs.
- Des remerciements de patients recopiés sur la page, même anonymes.
- Un superlatif : « le cabinet le mieux équipé », « un soin sans douleur garanti ».
- Un diplôme que l’Ordre ne reconnaît pas présenté comme une spécialité.
- Un lien vers une marque de matériel ou de produit, que les dentistes ne peuvent pas promouvoir.
- Une page jamais relue : des horaires d’été en novembre, un confrère parti depuis deux ans.
Sources
- Conseil national de l’Ordre des médecins, Article 19-1 du code de déontologie et recommandations sur l’information du public (2025)
- Ordre national des chirurgiens-dentistes, Code de déontologie, articles R. 4127-215 à R. 4127-240 (2021)
- Ordre national des chirurgiens-dentistes, Recommandations sur la communication professionnelle (modifiées en 2026)
- Journal officiel, Décret n° 2020-1663 du 22 décembre 2020, code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes (copie de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes de l’Ain)
- DGCCRF, Facturation des professionnels et établissements de santé : qu’est-ce qui peut vous être facturé ? (2026)