Métiers · Commerce, table et artisanat

Le site d’une boutique : montrer le magasin et ce qu’on y trouve

Produits, prix, horaires, retrait en magasin : ce que cherche un client avant de passer dans un commerce, et la mise en page de l’atelier pour une boutique.

Mis à jour le · 5 min de lecture

Le client d’une boutique arrive sur son site avec une question concrète. L’article est-il en rayon ? Combien coûte-t-il ? Est-ce ouvert maintenant ? Peut-on le mettre de côté avant de passer ? Il est souvent dans la rue, à deux pas, ou chez lui en train de comparer, et il décide en quelques secondes s’il se déplace.

La page d’une boutique présente le magasin et ce qu’on y trouve, et elle dit quand venir. Pour acheter, elle envoie au comptoir, ou vers l’outil de vente que vous avez déjà.

Ce que le client vient chercher

  1. Les produits, en photos fidèles : les marques, les gammes, les nouveautés, la vitrine.
  2. Les prix, au moins des repères : un prix affiché évite un appel, ou un déplacement pour rien.
  3. Les horaires, avec les jours de fermeture et les horaires exceptionnels des fêtes.
  4. Le moyen de réserver ou de retirer : le retrait en magasin si vous le proposez déjà, un numéro pour mettre un article de côté.
  5. L’adresse et l’accès : le plan, le stationnement, l’arrêt de bus.
  6. Les avis d’autres clients.

La mise en page « Boutique »

C’est la mise en page que l’atelier propose aux commerces de détail : les produits d’abord, la marque ensuite. La voici de haut en bas :

Mise en page « Boutique »Fond : Bande défilanteMatière : Grain

  1. Barre pleine
  2. Hero · Centré
  3. Split
  4. Produits
  5. Galerie
  6. Horaires
  7. Témoignages
  8. Appel
  9. Contact
  10. Pied de page
Commerces de détail. Les produits d'abord, la marque ensuite. Les tranches sont montrées nues, telles que la bibliothèque les dessine, avant vos textes, vos images et votre fond.
  • La barre pleine a un fond opaque : votre nom et votre bouton principal se lisent dès la première image.
  • Le hero centré pose votre nom, une phrase sur ce que vous vendez, et un bouton. C’est la variante la plus posée, et la plus courante.
  • Le split met une photo d’un côté et un texte de l’autre : le magasin, votre sélection, les marques que vous défendez.
  • La galerie aligne les images en grille : les rayons, les produits phares, la vitrine du moment.
  • Les tarifs présentent des prix qui se comparent, en colonnes égales, avec ce qui est compris et une action. Pour un fleuriste, trois tailles de bouquet ; pour une mercerie, ses ateliers ; pour une librairie, ses cartes cadeaux.
  • Les témoignages réunissent plusieurs avis : un seul se lirait comme une affirmation du vendeur.
  • Le contact réunit l’adresse, les horaires et le téléphone en vrais liens : on appelle ou on ouvre le plan d’un doigt.
  • Le pied de page dit qui vous êtes et porte les mentions.

Le fond choisi pour cette mise en page est la bande défilante : une bande d’images qui glisse toute seule derrière la page, sans vidéo à tourner. Elle ne tourne que lorsqu’elle est à l’écran, et s’arrête quand le visiteur a demandé moins d’animations à son appareil. Le grain, un bruit argentique, casse les aplats et donne aux images un toucher de pellicule.

Ce que dit la règle

Des prix en euros, toutes taxes comprises

Le prix d’un produit s’affiche en euros et toutes taxes comprises, quelle que soit la forme de vente : en magasin comme sur internet. En boutique, il figure sur l’article ou sur un écriteau tout proche, sans doute possible sur l’article concerné, et il se lit de l’extérieur ou de l’intérieur selon l’endroit où l’article est exposé. Les frais connus d’avance, comme une livraison, s’annoncent aussi. Pour la plupart des produits alimentaires préemballés, le prix au kilo ou au litre accompagne le prix de vente (DGCCRF, 2026).

Sur votre site, un prix montré est celui de l’étiquette. S’il change souvent, donnez une fourchette honnête et tenez-la à jour.

Les réductions : le prix des 30 derniers jours

Depuis le 28 mai 2022, toute annonce de réduction indique le prix le plus bas pratiqué au cours des 30 jours qui la précèdent, en magasin comme en ligne. Vous gardez le choix de la forme : prix barré, pourcentage ou montant. Une réduction calculée sur un prix jamais pratiqué est une pratique commerciale trompeuse, punie de deux ans de prison et de 300 000 € d’amende (DGCCRF, 2026). Commise en ligne, la peine monte à cinq ans et 750 000 € (DGCCRF, 2025).

La règle vaut pour le bandeau de votre page comme pour l’étiquette du rayon.

Le bouton mène à votre magasin

L’atelier compose une page qui présente le magasin et ses produits. Il ne vend rien lui-même et n’encaisse aucune somme.

Le bouton d’appel mène où vous voulez : l’itinéraire jusqu’au magasin, votre numéro pour mettre un article de côté, une adresse de courriel. Si vous avez déjà une boutique en ligne, il peut y mener, sans rien changer à son fonctionnement. Le retrait en magasin suit le même chemin : si votre outil de vente le propose déjà, le bouton y conduit, et la page dit simplement où et quand retirer sa commande.

Une destination principale, la même dans la navigation et dans le hero. Faites-la pointer vers la bonne page de votre outil, la catégorie ou le produit montrés, plutôt que vers son accueil. Mettez le même lien sur votre fiche Google : elle accepte des liens pour commander des produits, et vous choisissez celui qui passe en tête (Google).

Les horaires, partout les mêmes

Trouver porte close à une heure annoncée ouverte, c’est un déplacement pour rien, et un client déçu. Changez les horaires le même jour sur la page, sur la fiche Google et sur la porte. Pour un jour férié ou une fermeture courte, la fiche Google a ses horaires exceptionnels, qui ne touchent pas aux horaires habituels (Google). Annoncez aussi, le moment venu, les nocturnes et les dimanches d’ouverture.

Les erreurs qui font repartir un client

  • Les photos du catalogue du fournisseur pour tout le magasin : on veut voir votre rayon, votre vitrine, votre façon de présenter.
  • Un prix en ligne différent de l’étiquette, ou un prix hors taxes.
  • Un faux rabais : un prix barré qui n’a jamais été pratiqué.
  • Des horaires différents d’un endroit à l’autre.
  • Un bouton qui mène à l’accueil de votre outil de vente au lieu du produit montré.
  • Un article en vitrine sur le site qui a quitté le rayon depuis des mois.

Sources

  1. DGCCRF, L’information sur les prix (2026)
  2. DGCCRF, Annonces de réduction de prix : ce que vous devez savoir (2026)
  3. DGCCRF, Pratiques commerciales trompeuses : les clés pour les reconnaître (2025)
  4. Google, Aide Fiche d’établissement : liens proposés par les établissements locaux
  5. Google, Aide Fiche d’établissement : horaires d’ouverture exceptionnels

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