Un site se dérègle sans qu’on y touche. Vous passez aux horaires d’été, l’outil de réservation change d’adresse, la carte bancaire liée au nom de domaine arrive à échéance. Rien ne casse d’un coup : la page devient fausse petit à petit, et c’est un client qui s’en aperçoit le premier.
La parade tient en deux habitudes : des automatismes posés une fois, qui vous préviennent, et un quart d’heure par mois noté dans l’agenda. Le reste se fait une fois par an.
Poser les automatismes une fois pour toutes
- Le renouvellement automatique du nom de domaine. Activez-le chez votre bureau d’enregistrement, la société auprès de qui vous louez votre adresse. L’Afnic, qui gère le .fr, conseille quand même de vérifier avant l’échéance si le renouvellement demande une action ou un règlement de votre part : une carte expirée suffit à le faire échouer.
- Les alertes de la Search Console. Une fois votre site validé dans cet outil gratuit de Google, vous recevez un courriel dès que Google détecte un nouveau problème sur vos pages. Voir notre guide de la Search Console.
- Les notifications de la fiche Google. Dans votre fiche d’établissement, menu Plus, puis Notifications : activez l’activité des clients (nouveaux avis, nouvelles photos) et les rappels sur les informations de l’établissement. Google peut modifier un horaire ou un numéro d’après d’autres sources. Quand une suggestion demande votre examen, vous avez quatre jours pour l’accepter ou la refuser ; sans réponse, Google peut la publier.
- Une alerte sur votre nom. Google Alertes vous écrit quand le nom de votre établissement apparaît sur une nouvelle page : un article, un annuaire, un forum.
- Les mises à jour automatiques, si votre site tourne sur un logiciel à installer, avec des extensions. Cybermalveillance.gouv.fr conseille de les appliquer dès leur sortie, et en automatique quand c’est possible.
- Deux rappels dans l’agenda : un quart d’heure le premier lundi du mois, une heure à la date anniversaire du domaine.
Le quart d’heure du mois
Le même jour chaque mois, dans cet ordre :
| Geste | Temps | Ce que vous vérifiez |
|---|---|---|
| Horaires et prix | 3 min | Le site, la fiche Google et la porte disent la même chose |
| Relecture sur téléphone | 4 min | Tout se lit, chaque bouton se touche, rien ne déborde |
| Liens et boutons | 3 min | Réserver, appeler, l’itinéraire, les réseaux, le formulaire |
| Search Console | 3 min | Les recherches qui mènent à vous, les pages en erreur |
| Fiche Google | 2 min | Les avis sans réponse, les modifications proposées par Google |
Horaires et prix
Regardez le mois qui vient : un jour férié, des congés ? Google conseille de confirmer les horaires des jours fériés, même quand ils ne changent pas, pour que les clients s’y fient. Une fermeture de six jours au plus se déclare en horaires exceptionnels ; dès sept jours, l’établissement se marque « temporairement fermé ». Changez le site le même jour. Les prix aussi : un menu affiché à 18 € en ligne et facturé 19,50 € en salle crée un malaise à table.
La relecture sur téléphone
Google explore et classe les sites d’après leur version mobile. C’est aussi celle de vos clients : 91 % des Français ont un smartphone (Crédoc pour l’Arcep, 2026). Relisez dehors, en 4G. Le numéro se compose-t-il d’un toucher ? L’adresse ouvre-t-elle un plan ? Un titre coupé, une photo lente, un bouton caché par un bandeau : notez-les, et corrigez dans la semaine.
Les liens qui ne mènent plus nulle part
Un lien mort ne prévient personne. Le compte Instagram a changé de nom, l’outil de réservation a une nouvelle adresse, le PDF de la carte a été remplacé. Touchez chaque bouton de la page, et envoyez-vous un message par le formulaire de contact pour vérifier qu’il arrive. Si la page compte beaucoup de liens, le vérificateur de liens du W3C les teste pour vous.
La Search Console
Google le dit lui-même : inutile de s’y connecter chaque jour, une visite par mois suffit, ou après un changement de contenu. Regardez deux choses : les recherches qui amènent des visiteurs (un service qu’on vous demande, un quartier inattendu), et les pages que Google signale en erreur.
La fiche Google
Répondez aux avis du mois, en suivant notre méthode. Dans l’éditeur de la fiche, un texte en bleu signale une information modifiée par Google : vérifiez qu’elle est juste.
Des photos d’aujourd’hui
Une devanture d’avant les travaux, une équipe qui a changé, un plat retiré de la carte : une photo vieillit plus vite qu’un texte, et elle se remarque davantage. Google demande des images fidèles à la réalité, et il montre les plus récentes en premier.
Un bon rythme : une série à chaque saison, ou à chaque changement visible (nouvelle carte, nouvel atelier, nouvelle recrue), la même sur le site et sur la fiche. Voir aussi nos conseils photo.
Ce qu’on fait une fois par an
Une heure, à la date anniversaire du nom de domaine :
- Le domaine. Vérifiez la date d’échéance, la carte enregistrée, et que le titulaire inscrit est bien vous ou votre société. Pour un .fr, l’Afnic prévoit après l’échéance une période de rédemption de 30 jours, pendant laquelle la suppression reste réversible ; ensuite, le nom revient au premier qui le réserve. Un bureau d’enregistrement qui ne parvient pas à vous joindre avant l’échéance peut demander la suppression du nom : gardez vos coordonnées à jour chez lui.
- Les sauvegardes. Cybermalveillance.gouv.fr recommande de vérifier régulièrement qu’une sauvegarde se restaure, d’en garder une copie dans un autre lieu, et de débrancher le support après usage. Une fois par an, essayez vraiment de remettre le site en place depuis la copie.
- Les accès. Qui a les codes du site, de la fiche Google, du domaine ? Retirez ceux qui sont partis : Google le recommande pour la fiche, et la règle vaut partout. Au moindre doute, changez le mot de passe (voir sécuriser son site).
- Les mentions légales. Une nouvelle adresse, un changement de statut ou d’hébergeur se reportent dans les mentions légales.
- La page entière. Relisez-la comme un inconnu : dit-elle encore ce que vous faites aujourd’hui ?
Quand une alerte arrive
- Un courriel de la Search Console. S’il touche toutes les pages, comme un certificat de sécurité non valide, traitez-le le jour même.
- Le site ne répond plus. Vérifiez d’abord l’échéance du domaine, puis appelez l’hébergeur avant de toucher à quoi que ce soit.
- Un message qui réclame de l’argent pour « sauver » votre domaine ou votre fiche. Ne cliquez sur rien : connectez-vous en tapant vous-même l’adresse de votre bureau d’enregistrement ou de votre fiche, et vérifiez de là.
Un carnet, et c’est tout
Notez sur une seule fiche, gardée hors du site : le bureau d’enregistrement et l’échéance du domaine, l’hébergeur, qui a accès à quoi, et où sont les sauvegardes. Le jour où quelque chose casse, tout est là.
Si votre page a été composée dans l’atelier de 29webs, les changements de texte de cette routine se demandent en une phrase, comme « ferme à 18 h le samedi ». Le prix s’affiche avant, et chaque retouche se défait. Pendant votre quart d’heure, touchez aussi les liens du bloc contact : l’appel, le courriel, WhatsApp.
En résumé : quelques automatismes qui vous préviennent (renouvellement du domaine, alertes de la Search Console et de la fiche Google), un quart d’heure par mois pour les horaires, le téléphone, les liens et les avis, et une heure par an pour le domaine, les sauvegardes et les accès.
Sources
- Google Search Central, Bien démarrer avec la Search Console (2025)
- Google, Aide Fiche d’établissement : horaires exceptionnels
- Google, Aide Fiche d’établissement : gérer les notifications
- Google, Aide Fiche d’établissement : comprendre les mises à jour Google sur votre fiche
- Google, Aide Fiche d’établissement : ajouter des photos et des vidéos
- Google, Aide Fiche d’établissement : protéger votre fiche
- Google Search Central, Bonnes pratiques pour l’indexation mobile first (2025)
- Crédoc pour l’Arcep, l’Arcom, le CGE et l’ANCT, Baromètre du numérique, édition 2026
- Google, Aide Recherche : créer une alerte
- W3C, Link Checker
- Afnic, Guide pratique du titulaire d’un nom de domaine en .fr (2024)
- Cybermalveillance.gouv.fr, Pourquoi et comment bien gérer ses sauvegardes ? (2026)
- Cybermalveillance.gouv.fr, Comment sécuriser son site Internet ? (2026)