Métiers · Commerce, table et artisanat

Le site d’un restaurant : ce qu’il doit montrer, dans l’ordre

Carte, horaires, réservation, photos de la salle : ce que cherche un client avant de venir, et la mise en page que l’atelier monte pour un restaurant.

Mis à jour le · 4 min de lecture

Personne ne lit le site d’un restaurant pour le plaisir. On y vient avec une question précise, souvent depuis un téléphone, souvent à une heure du repas : est-ce ouvert ce soir, qu’est-ce qu’on y mange, combien ça coûte, peut-on réserver, comment s’y rendre. Un bon site répond à ces questions en quelques secondes, et donne envie de pousser la porte.

Ce que le client vient chercher

Aux États-Unis, avant d’essayer un nouveau restaurant, 85 % des clients regardent d’abord la carte en ligne, et 80 % vont sur le site du restaurant (TouchBistro, 2024). En France, 55 % consultent des avis ou des recommandations avant de choisir (Ipsos bva, 2026). On arrive donc sur votre site en ayant déjà une idée : il doit la confirmer vite.

Les questions, dans l’ordre où on se les pose :

  1. La carte, avec ses prix. C’est souvent elle qui décide.
  2. Les horaires, jours de fermeture compris, et les horaires exceptionnels des fêtes.
  3. Réserver, en un geste : un bouton qui mène à votre outil de réservation, ou votre numéro, cliquable.
  4. L’ambiance : la salle, la terrasse, la lumière. Deux ou trois photos honnêtes valent mieux qu’un diaporama.
  5. L’accès : l’adresse, un lien vers le plan, le métro ou le parking le plus proche.

Tout le reste, l’histoire de la maison, la philosophie du chef, vient après, pour ceux qui ont déjà envie de venir.

La mise en page « Table »

C’est la mise en page que l’atelier propose aux restaurants, aux bistrots et aux caves. La voici de haut en bas :

Mise en page « Table »Fond : RévélateurMatière : Halation

  1. Pilule flottante
  2. Hero · Bas-gauche
  3. Énoncé
  4. Menu · Deux colonnes
  5. Galerie · Paysages
  6. Horaires
  7. Dépliant
  8. Appel · En accent
  9. Contact · En panneau
  10. Pied de page · Signature géante
Restaurants, bistrots, caves. La salle et la carte décident, pas les fonctionnalités. Les tranches sont montrées nues, telles que la bibliothèque les dessine, avant vos textes, vos images et votre fond.
  • La navigation en pilule flotte au-dessus de la vidéo, détachée des bords : elle reste discrète devant la salle et toujours à portée.
  • Le hero pose le nom et une phrase en bas à gauche, là où la vidéo laisse le plus d’espace. Son bouton mène à la réservation.
  • L’énoncé dit en une phrase ce qui vous distingue : le marché du matin, le feu de bois, la cave.
  • La galerie montre la salle et les assiettes en format paysage, celui des photos qu’on prend à table.
  • La liste numérotée porte la carte ou ses incontournables, avec leurs prix, en vrai texte.
  • Le dépliant répond aux questions qui reviennent : allergènes, groupes, terrasse, animaux, privatisation. Chaque question s’ouvre d’un geste.
  • Le contact réunit l’adresse, les horaires et le téléphone en vrais liens : on appelle ou on ouvre le plan d’un doigt.
  • Le pied signe la page de votre nom.

Le fond choisi pour cette mise en page est le révélateur : deux images superposées, et la souris perce celle du dessus, comme on entrouvre une porte. La halation fait déborder la lumière des lampes, comme sur une pellicule.

La carte en texte, jamais en PDF seul

Le PDF est fait pour l’impression. Sur un téléphone, il faut le télécharger, zoomer, faire défiler de côté : le Nielsen Norman Group, référence de l’ergonomie web, le déconseille pour tout ce qui se lit à l’écran. Une carte photographiée ou scannée pose le même problème à qui lit avec un lecteur d’écran : les règles d’accessibilité (WCAG, critère 1.4.5) demandent du texte plutôt qu’une image de texte.

Écrite dans la page, la carte sert aussi votre fiche : Google peut transcrire le menu depuis le site de l’établissement pour l’afficher sur sa fiche, et vous gardez la main pour corriger ou désactiver cette transcription. Gardez le PDF, si vous y tenez, pour qui veut l’imprimer.

Mettez-la à jour en même temps que l’ardoise. Un plat absent de la carte en ligne, ou un prix qui a changé, est la première déception d’un client avant même de s’asseoir.

Le bouton « Réserver »

L’atelier ne prend pas les réservations lui-même. Le bouton du hero et celui de la navigation mènent où vous voulez : votre outil de réservation, votre numéro de téléphone, une adresse de courriel. Une seule destination, la même partout, et le client ne cherche jamais comment réserver.

Mettez le même lien dans votre fiche Google : elle accepte des liens de réservation, et vous choisissez celui qui passe en tête.

Les erreurs qui coûtent des couverts

  • Des horaires faux, ou différents d’un endroit à l’autre : sur le site, sur la fiche Google, sur la porte.
  • Une page lourde, qui charge lentement sur le réseau d’un téléphone dans la rue.
  • Le numéro en image, qu’on ne peut ni toucher pour appeler, ni copier.
  • Une musique qui démarre seule, dans un bureau ou un transport.
  • Des photos de banque d’images : le client le voit, et il se demande ce que vous cachez.

Sources

  1. TouchBistro, 2024 Diner Trends Report (États-Unis, 1 500 clients, septembre 2023)
  2. Ipsos bva, Les Français et la gastronomie (mars 2026)
  3. Nielsen Norman Group, PDF: Still Unfit for Human Consumption (2020)
  4. W3C, WCAG 2.2, critère 1.4.5 « Texte sous forme d’image »
  5. Google, Aide Fiche d’établissement : les menus
  6. Google, Aide Fiche d’établissement : liens de réservation et de commande

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