Métiers · Santé, droit et conseil

Le site d’un praticien du bien-être : décrire la séance, jamais la guérison

Yoga, massage, sophrologie : ce que le site d’un praticien du bien-être doit dire, les allégations que la loi interdit, et la mise en page de l’atelier.

Mis à jour le · 6 min de lecture

Qui cherche un cours de yoga, un massage ou une séance de sophrologie arrive souvent fatigué, parfois inquiet, quelquefois malade. Il veut savoir ce qui se passe pendant une séance, combien elle coûte, si elle est faite pour lui, et comment réserver. Il lit aussi entre les lignes : un site calme et précis le rassure, un site qui promet trop l’alerte.

Ce public est fragile, et l’État le sait : la DGCCRF contrôle régulièrement les praticiens du secteur, et la Miviludes surveille les dérives. Un site honnête protège donc vos clients, et vous protège aussi.

Ce que le client vient chercher

  1. Ce qui se passe pendant une séance : le déroulé, la durée, la tenue, ce qu’on ressent.
  2. Les prix : la séance, le cours collectif, la carte de dix cours.
  3. Pour qui : le niveau demandé, les contre-indications, ce que la pratique ne remplace pas.
  4. Qui vous êtes : votre formation, depuis quand vous pratiquez, avec des mots exacts.
  5. Réserver : les créneaux, le lieu, l’accès.

La mise en page « Bien-être »

L’atelier la propose aux professeurs de yoga, aux praticiens du massage et aux thérapeutes : une page où le calme se lit dans la mise en page elle-même.

Mise en page « Bien-être »Fond : Image fixeMatière : PapierMatière : Fuite de lumière

  1. Pilule flottante
  2. Hero · Centré
  3. Énoncé
  4. Texte · Lettrine
  5. Liste numérotée
  6. Tarifs
  7. Horaires
  8. Témoignages · Sans cadre
  9. Formulaire
  10. Contact
  11. Pied de page
Yoga, massage, thérapies. Le calme se lit dans la mise en page. Les tranches sont montrées nues, telles que la bibliothèque les dessine, avant vos textes, vos images et votre fond.
  • La navigation en pilule flotte, détachée des bords, légère sur l’image. Elle laisse respirer le premier écran.
  • Le hero centré pose votre nom, votre pratique et une phrase. Son bouton mène à la réservation.
  • L’énoncé dit en une phrase ce que la séance offre : un temps pour soi, une respiration, un corps qu’on retrouve.
  • La liste numérotée déroule une séance, de l’accueil au retour au calme, ou présente vos pratiques une par une.
  • Le dépliant répond aux questions qui reviennent : la première séance, la tenue, l’annulation, les contre-indications, le suivi médical.
  • Les tarifs posent les prix côte à côte, en colonnes égales, avec ce qui est compris dans chacun.
  • Les témoignages sans cadre donnent la parole à de vrais clients, sans les enfermer dans des cartes.
  • Le contact réunit l’adresse, les horaires et le téléphone en vrais liens.
  • Le pied signe la page : votre nom, les mentions légales, le médiateur de la consommation.

Le fond retenu est l’image fixe : une seule image, tirée d’un plan que l’atelier tourne d’après votre description, immobile derrière le texte. Rien ne bouge, rien ne presse. Deux matières s’y posent, le maximum que la bibliothèque autorise. Papier donne la fibre d’un papier épais (voir la texture papier). Fuite de lumière fait entrer une coulée chaude par un angle, comme sur un film mal refermé : elle réchauffe la page, à condition que votre palette soit chaude elle aussi (voir l’effet de fuite de lumière).

Ce que dit la règle

Les allégations thérapeutiques. Le code de la consommation tient pour trompeuse toute pratique qui affirme faussement qu’une prestation peut guérir une maladie, un dysfonctionnement ou une malformation. Lors de son enquête de 2018, la DGCCRF a contrôlé 675 praticiens (naturopathes, hypnothérapeutes, réflexologues, acupuncteurs…) : 68 % présentaient au moins un manquement. Elle a relevé des praticiens qui disaient participer à la guérison, soulager la douleur ou traiter des maladies graves, qui empruntaient au soin les mots de consultation et de patient, ou qui promettaient d’arrêter de fumer en une heure, sans preuve. L’hypnose dite médicale est un acte réservé aux professionnels de santé.

La confusion avec le soin. Une nouvelle enquête, menée d’octobre 2020 à septembre 2021 sur une cinquantaine de disciplines, a trouvé un taux d’anomalie de 66 %. La DGCCRF y pointe les codes médicaux empruntés : un logo qui rappelle le caducée, une plaque de cabinet, un référencement dans des annuaires de professionnels de santé. Elle a aussi relevé des sites qui prétendaient guérir le cancer ou la dépression, au risque de détourner des malades de leur traitement.

Les titres. Se dire « diplômé », « certifié » ou « agréé » sans diplôme d’État, certification ou agrément officiel figure parmi les manquements relevés. Le titre de psychothérapeute, lui, est encadré : il suppose l’inscription au registre national des psychothérapeutes, après une formation validée en psychopathologie clinique (ARS Bretagne). Après l’enquête de 2018, quinze cas possibles d’exercice illégal de la médecine ou d’usurpation de titre ont été transmis au parquet.

La vigilance de la Miviludes. De 2022 à 2024, la santé et le bien-être ont été le premier domaine des signalements et demandes d’informations traités par la mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires : 37 % du total (Miviludes, 2025). Un praticien sérieux a tout intérêt à écrire noir sur blanc ce que sa pratique ne remplace pas.

L’information du client. Les prix s’affichent, une note est due dès que la prestation dépasse 25 €, et les coordonnées du médiateur de la consommation doivent figurer sur le site : la DGCCRF a trouvé ces trois points souvent négligés.

Écrire la séance, sans promettre la guérison

Décrivez ce que vous faites et ce que la personne vit ; laissez de côté les effets que vous ne pouvez pas prouver. « Une heure de massage aux huiles, en silence, dans une pièce chauffée » se vérifie et donne envie. « Renforce l’immunité » promet un résultat de santé.

Quelques réflexes :

  • séance plutôt que consultation, client ou élève plutôt que patient ;
  • une phrase claire, dans le dépliant : la pratique accompagne, elle ne remplace ni un avis médical ni un traitement ;
  • des avis qui parlent de l’expérience, et aucun qui raconte une guérison : publié sur votre site, un témoignage devient votre promesse. L’article sur les avis clients dit ce que la loi demande quand on les montre.

Le bouton « Réserver »

L’atelier ne prend pas les réservations lui-même. Le bouton du hero mène où vous voulez : votre outil de réservation en ligne, votre numéro, une adresse de courriel. Une seule destination, la même partout.

Les erreurs qui coûtent des clients

  • « Soulage le mal de dos », « détoxifie », « renforce les défenses » : des allégations de santé.
  • Un caducée, une blouse blanche, une plaque façon cabinet médical.
  • « Praticien certifié » sans dire par qui ni selon quel référentiel.
  • Des prix « sur demande ».
  • Des photos de banque d’images : un visage parfait sur une table de massage ne dit rien de votre salle.

Sources

  1. DGCCRF, « Médecines » douces ou alternatives : des insuffisances dans le respect de la règlementation (2019)
  2. Santé.fr, information de la DGCCRF, Attention aux risques des pratiques de soins « non conventionnelles » (2022)
  3. Miviludes, Rapport d’activité 2022-2024 (2025)
  4. ARS Bretagne, Psychothérapeute : usage du titre (2021)

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