On cherche un menuisier, une potière ou un savonnier de deux façons. Pour un chantier, on compare : on veut voir des réalisations, savoir si l’artisan vient jusque chez soi, et s’assurer qu’il est assuré. Pour une pièce faite main, on vient voir la matière, la main qui la travaille, et l’endroit où l’acheter.
Dans les deux cas, le visiteur est prudent : il confie sa maison ou son argent à un inconnu. Le site lui montre le travail, puis lui donne de quoi vérifier.
Ce que le client vient chercher
- Le travail fait, en vraies photos, avec le lieu, l’année et la matière.
- La zone et les délais : les communes où vous intervenez, le temps d’attente avant un rendez-vous ou une commande.
- Les garanties : votre assurance, votre qualité d’artisan, vos qualifications.
- Le prix, ou sa logique : un ordre de grandeur, ce qui fait varier la facture, et le prix du devis s’il est payant : ce prix-là doit être affiché (DGCCRF, 2026).
- Le contact : le téléphone, qu’on touche pour appeler, et l’adresse de l’atelier avec ses heures d’ouverture.
La mise en page « Atelier d’artisan »
L’atelier la propose aux menuisiers, aux potiers, aux savonniers : des métiers où la matière et le geste convainquent mieux qu’un argumentaire. La voici de haut en bas :
Mise en page « Atelier d'artisan »Fond : Vidéo en boucleMatière : GrainMatière : Vignettage
Barre pleine
Hero · Haut-gauche
Énoncé
Split · Collé au bord
Galerie · Mosaïque
Étapes
Avant / après
Citation
Horaires
Contact
Pied de page
- La barre pleine a un fond opaque : votre nom et votre bouton se lisent dès la première image.
- Le hero haut-gauche pose votre nom et votre métier en haut de l’écran, et laisse le bas au geste filmé. Son bouton mène au devis ou au téléphone.
- L’énoncé dit en une phrase ce qui vous distingue : le chêne des forêts voisines, la cuisson au bois, la saponification à froid.
- Le split collé au bord pose une photo contre le bord de l’écran et le texte à côté : votre atelier, votre façon de faire.
- La galerie en mosaïque montre vos réalisations dans une composition irrégulière. Elle demande 5 ou 9 images, sinon la dernière rangée reste orpheline.
- L’avant / après superpose deux états du même cadre, séparés par une poignée que le visiteur déplace : le buffet avant et après sa restauration. Les deux photos ont exactement le même cadrage, sinon la comparaison ment.
- La citation porte une phrase entière avec son attribution : les mots d’un client, avec son accord, ou les vôtres.
- Le contact réunit l’adresse, les horaires et le téléphone en vrais liens.
- Le pied de page dit qui vous êtes et porte les mentions.
Le fond choisi est la vidéo en boucle : elle tourne sans fin derrière la page, et les éléments montent par-dessus au défilement. Deux matières l’accompagnent : le grain, un bruit argentique qui casse les aplats d’une image générée, et le vignettage, qui assombrit les bords pour gagner du contraste sans toucher à la vidéo.
Ce que dit la règle
L’assurance décennale, pour qui construit ou rénove
Un menuisier qui pose des fenêtres et des portes travaille sur le bâtiment : il doit être assuré en responsabilité civile décennale avant d’ouvrir le chantier. Cette garantie couvre, pendant dix ans après la réception des travaux, les désordres qui menacent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à son usage, dans la limite des activités déclarées à l’assureur. L’attestation est remise au client avant le chantier et jointe au devis comme à la facture (Service-public.fr, 2026).
La DGCCRF range aussi l’assurance professionnelle parmi les informations qu’un prestataire doit communiquer ou mettre à la disposition du client avant le contrat, avec le nom de l’assureur et la couverture géographique (DGCCRF, 2026). Une ligne dans le contact ou le pied du site suffit, avec les activités couvertes.
Une potière ou un savonnier qui vendent leurs pièces ne sont pas concernés.
Le mot « artisan » se mérite
Pour vous dire artisan, deux conditions : être immatriculé au registre national des entreprises, et qu’un dirigeant ait un CAP, un BEP ou un titre équivalent dans le métier, ou trois ans d’expérience. La règle vaut pour les dérivés, comme « artisanal ». Se dire « maître » d’un métier sans le titre de maître artisan, délivré par la chambre de métiers, peut être jugé trompeur. Employer le mot sans en avoir la qualité est puni de 7 500 € d’amende, et la DGCCRF peut exiger qu’on corrige son site internet (DGCCRF, 2026).
Le RGE, pour la rénovation énergétique
La mention RGE, pour « reconnu garant de l’environnement », concerne les travaux d’amélioration énergétique et les énergies renouvelables : isolation, parois vitrées, chauffage. Sans elle, vos clients n’ont droit ni à MaPrimeRénov’ ni à l’éco-prêt à taux zéro. Elle est accordée pour quatre ans, avec un suivi chaque année, par domaine de travaux. Pour la garder, l’entreprise informe ses clients qu’elle la détient, sur un support durable, avec le justificatif de l’organisme (Bercy infos, 2026).
Sur le site, écrivez le domaine exact et le nom de l’organisme, sans élargir. Afficher un label qu’on n’a pas obtenu est une pratique commerciale trompeuse en toutes circonstances (DGCCRF, 2025).
Le geste en vidéo
Le fond d’un site monté dans l’atelier est tourné par un modèle de génération vidéo, d’après la scène que vous décrivez : des copeaux qui tombent d’un rabot, une motte d’argile sur le tour. La scène est créée : elle donne la lumière et le rythme du métier, sans montrer vos pièces.
Présentez-la donc comme une ambiance. Le Code de la consommation range parmi les pratiques trompeuses une présentation qui induit en erreur sur le mode de fabrication d’un produit, et la DGCCRF cite le cas d’un savon dit « naturel » quand sa fabrication ne le permet pas (DGCCRF, 2025). Vos vraies pièces vont dans la galerie et l’avant / après, en photos.
Pour la scène, décrivez le geste, l’outil et la matière : voir décrire une scène pour l’IA. Si le visiteur a demandé moins d’animations, la vidéo s’efface et son affiche reste.
Les erreurs qui coûtent des chantiers
- Des photos de banque d’images à la place de vos réalisations : le client cherche votre travail.
- Une galerie sans légende, ni lieu ni année : une photo seule prouve peu.
- « Artisan » ou « RGE » écrits sans en avoir la qualité, ou un domaine RGE élargi.
- Le numéro en image, qu’on ne peut ni toucher ni copier.
- Un avis inventé ou retouché : voir les avis clients sur son site.
Sources
- DGCCRF, Artisan : l’usage du mot et du titre (2019, mis à jour en 2026)
- Service-public.fr, Garantie décennale des constructeurs (vérifié en avril 2026)
- DGCCRF, Les informations précontractuelles (2019, mis à jour en 2026)
- DGCCRF, L’information sur les prix (2026)
- Bercy infos, Professionnels du bâtiment : comment obtenir la mention RGE (2026)
- DGCCRF, Pratiques commerciales trompeuses : les clés pour les reconnaître (2025)