Une direction artistique, c’est l’idée qui tient un site entier : ce qu’il doit faire sentir de votre métier, et ce qui en découle pour sa palette, sa typographie, son mouvement et le ton de ses textes. Dans l’atelier, elle est en option. Si vous savez ce que vous voulez, vous montez votre page vous-même, et les textes s’écrivent d’après votre description. Si vous préférez qu’on vous propose une ligne, le bouton « Proposer une direction », dans le pupitre, la demande.
Ce qu’elle coûte
Le prix est écrit sur le bouton : 120 crédits (12 $), débités au clic. Ils couvrent les deux recherches, les trois directions et leur comparaison.
Si le travail échoue, par exemple si aucune direction ne passe les contrôles, la somme vous est rendue, et la page reste telle que vous l’avez montée. Si les directions sont écrites et que vous n’en retenez aucune, elles restent à votre disposition, et rien n’est rendu.
D’abord, deux recherches en ligne
Avant de proposer quoi que ce soit, l’atelier se renseigne sur votre métier.
- L’usage : ce que les visiteurs viennent chercher sur le site d’un métier comme le vôtre, dans l’ordre ; ce que tout le monde fait ; et un angle par où s’en écarter, cohérent avec ce que vous dites de vous.
- Le visuel : à quoi ressemblent les sites du secteur. Les couleurs qui reviennent et pourquoi, les familles de caractères employées, la façon dont ces sites s’ouvrent et bougent, et ce qui est devenu un tic.
Ces recherches servent à décider, jamais à remplir la page. Elles ne rapportent aucun chiffre, prix, horaire, adresse ou nom : votre description reste la seule source de faits. Les couleurs relevées chez des concurrents sont retirées, pour qu’aucune palette ne soit reprise à un autre. Si une recherche échoue, la direction se fait sans elle.
Trois directions, et un jury
Klein, le directeur artistique de l’atelier, écrit ensuite trois directions. Chaque direction est composée pour votre description, sans catalogue de styles tout faits : elle porte un nom, et doit déclarer au moins trois refus, ce qu’elle s’interdit. C’est sur ces refus que deux directions se séparent vraiment.
Chaque direction passe des contrôles avant de vous être montrée. Le contraste de sa palette, notamment, est mesuré, pour le texte sur le fond comme pour le texte du bouton d’action. Sous un rapport de 3:1, la direction est refusée et réécrite. Entre 3:1 et 4,5:1, elle passe avec un avertissement, qui demande de grossir le texte ou de lui poser un fond opaque. Ce sont les deux seuils des règles d’accessibilité du web : 4,5:1 pour un texte courant, 3:1 pour un grand texte (W3C, WCAG 2.2).
Un jury compare ensuite les trois, les classe, et en propose une. Il dit aussi quand elles se ressemblent trop. Si votre métier n’appelle qu’une réponse juste, il l’assume ; sinon, l’atelier redemande une fois des lectures plus éloignées.
Le tout prend plusieurs minutes. L’atelier affiche l’étape en cours et le temps écoulé.
Ce que vous voyez, et ce que vous choisissez
Les directions s’affichent côte à côte, sous le titre « Trois directions, une à retenir ». Chacune montre :
- son rang, et la mention « proposée » pour celle que le jury préfère ;
- son nom et son parti, l’idée en une phrase ;
- l’univers dont elle est tirée ;
- sa palette, en quatre aplats ;
- ses refus ;
- sa typographie, son premier écran et son traitement des images ;
- ce que le jury lui trouve, et ce qu’elle coûte en échange.
Rien n’est composé avant votre choix. « Retenir celle-ci » prend la direction proposée ; chacune des autres a son bouton, « Retenir la 2 » par exemple. « Choisir plus tard » ferme le panneau sans rien perdre : les directions vous attendent.
Ce que la direction fait de votre page
La direction retenue commande la palette, la typographie, le mouvement et tous les textes, ainsi que le film du fond.
Elle coche aussi le parcours à votre place : le fond, la matière, la navigation, la place du titre, les sections, le contact et le pied de page. La conversation dit ce qu’elle a choisi, et pourquoi. Tout reste décochable, tranche par tranche.
Elle coche enfin « Laisser l’atelier composer les images » : vos images seront composées dans cette direction, d’après votre description. Cette case aussi se décoche, si vous préférez déposer vos propres photos.
Rien de payant ne part sans vous. L’atelier vous ramène sur la tranche du fond : vous lancez le tournage au prix affiché sur chaque rendu, puis vous écrivez les textes, et les images confiées à la direction se composent à ce moment-là, chacune à son prix.
Quand la demander
La direction sert surtout quand vous partez de rien : pas encore de logo, pas de couleurs à vous, ou plusieurs envies qui se contredisent. Elle vous met trois partis sous les yeux, et c’est souvent en voyant ce qu’on refuse qu’on sait ce qu’on veut.
Elle sert moins si vous avez déjà une identité : un logo, deux couleurs, une police. Montez alors votre page vous-même, et donnez vos couleurs dans votre description, ou demandez-les ensuite en une retouche.
Dans tous les cas, gardez deux repères :
- La convention a ses raisons. Les visiteurs passent l’essentiel de leur temps sur d’autres sites, et attendent du vôtre qu’il fonctionne comme eux (Nielsen Norman Group, 2017). Un laboratoire d’analyses en blanc et bleu reste lisible, et rassure. S’écarter de la convention se fait en connaissance de cause, et c’est à cela que servent les recherches.
- La lisibilité passe avant le style. Une palette audacieuse qui rend le texte difficile à lire perd des visiteurs. Nos conseils sur la palette de couleurs et le choix d’une police détaillent ce qu’il faut vérifier.
En résumé : « Proposer une direction » lance deux recherches sur votre métier, trois directions et un jury, pour le prix écrit sur le bouton. Rien n’est composé avant votre choix ; la direction retenue coche votre page, que vous gardez la liberté de décocher.